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09:00 10 juin 2020 | mise à jour le: 10 juillet 2020 à 11:53 temps de lecture: 5 minutes

Critique – Disintegration

Critique – Disintegration

Disintegration, le jeu qui se voulait un mélange entre Destiny et Anthem

Critique réalisée via un code généreusement fourni par Private Division

Disintegration au départ c’est un concept intéressant. Dans un futur post apocalyptique, les humains peuvent désormais transférer leur cerveau dans des robots et devenir quasiment immortels. Disons que la vieillesse et les maladies ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Mais c’est à peu près tout ce qu’on sait. Ensuite on est directement plongé dans un conflit opposant une ancienne célébrité à des robots antagonistes aux yeux rouges. Sérieusement c’est ainsi qu’ils sont définis dans le jeu.

En termes d’univers on est donc à mi-chemin entre Destiny avec ses robots et sa désolation et Anthem pour le côté humain et végétation luxuriante. Sauf que les personnages en question n’ont aucun mais alors aucun charisme. On se moque gentiment de Crucible, le jeu d’Amazon, mais Disintegration ne fait vraiment pas mieux.

En termes de gameplay, le principe est plutôt novateur. Depuis notre mobylette antigravitationnelle (Gravcycle en anglais), on assiste et donne des ordres à nos unités au sol sur simple pression d’un bouton. C’est déroutant au début mais plaisant quand on s’y attarde. On contrôle donc les mouvements de notre véhicule mais aussi son altitude. Tout se déroule en vue à la première personne sauf les passages dans la base.

On réalise des missions que l’on trouve dans notre base qui fait office de HUB. Sauf que rien n’est indiqué clairement et il m’a fallu 10 bonnes minutes avant de remarquer une icône blanche sur un fond très clair qui m’indiquait que je pouvais interagir avec un ordinateur. Pourtant je suis très observateur.

Puis, ne comptez pas sauvegarder durant une mission. Si vous la quittez, il faut la recommencer. Du début. En 2020. C’est carrément décourageant.

On note bien la présence d’un mode multijoueur mais au moment de rédiger cette critique, il nous a été impossible de trouver une partie. Les serveurs sont actifs mais vides. Comme si même nos confrères se tenaient loin du titre.

Un désastre technique

Comme ma femme me l’a dit: « Si ça se trouve, le jeu se désintègre au fur et à mesure qu’on y joue, d’où son nom. » Force est de constater qu’elle est dans le vrai. Car pour le côté technique, Disintegration est un désastre.

Comme dans beaucoup de jeux modernes depuis Metal Gear Solid 4 voire avant, on peut mettre le jeu en pause durant les cinématiques. Ça permet de regarder les options ou autres. Dans le cas présent, j’ai vu que les sous-titres n’étaient pas activés. Je suis donc allé voir le menu correspondant pour les activer. En revenant dans la cinématique j’ai constaté quelque chose de très étrange. J’ai trouvé ça tellement incroyable que je ne pouvais y croire. En effet, si vous mettez pause durant une cinématique, un décalage entre le son et l’image se crée comme sur Netflix ou YouTube. Dans un jeu vidéo aux allures d’un AAA. En 2020. C’est tout simplement inacceptable.

Durant le jeu, c’est correct. On notera juste un mixage bizarre pour les voix qui semblent très caverneuses. C’est très étrange et dérangeant. La destruction des décors est bien faite. Les particules bien gérées. Mais on a rapidement du mal à faire la différence entre nos alliés et nos ennemis dans une bataille tant ils se ressemblent.

Et côté sonore c’est le calme plat. Aucune musique ou presque n’est présente. Alors d’accord ça accentue le côté réaliste mais on est dans un jeu vidéo avec des robots. Pour l’immersion, on repassera.

En bref, et avec l’extension de Destiny 2 qui vient d’être annoncée pour le mois de septembre, mieux vaut éviter Disintegration et garder votre argent pour plus tard.

Verdict

Les plus

  • Un concept intéressant sur le papier

Les moins

  • Un décalage entre le son et l’image dans les cinématiques
  • Des combats rapidement brouillons
  • Des personnages sans âme, sans charisme
  • Un doublage raté
  • Un scénario prétexte
  • De la musique? Quelle musique?

Note finale

3 / 10

Un texte de Antoine Clerc-Renaud

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