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10:29 8 janvier 2021 | mise à jour le: 2 novembre 2021 à 14:53 Temps de lecture: 3 minutes

Confinement sans impact sur les saines habitudes alimentaires

Confinement sans impact sur les saines habitudes alimentaires
Durant le confinement, les gens ont mangé moins à l’extérieur et préparé plus de repas équilibrés. /Photo gracieuseté

SANTÉ. Contrairement à ce qu’anticipaient certains nutritionnistes, le confinement n’a pas nui aux bonnes habitudes alimentaires des Québécois soucieux de ce qu’ils mangent. La qualité de leur alimentation se serait même améliorée en temps de Covid-19, révèle une étude de l’Université Laval publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition.

Tel est le constat du professeur Benoît Lamarche et son équipe après comparaison de l’alimentation de 853 personnes avant mars 2020, puis entre la mi-avril et la mi-mai. «Notre étude pose un regard unique et plutôt positif sur l’évolution de l’alimentation chez les participants au cours de cette période exceptionnelle», souligne-t-il.

Ainsi, l’indice de la qualité de l’alimentation des répondants a grimpé de 69% à 70%, malgré le confinement. Cette légère augmentation résulte de petites hausses dans la consommation de produits de grains entiers, de légumineuses, de légumes, de poissons et de produits laitiers. Les chercheurs ont aussi noté une hausse de l’apport en protéines végétales, ainsi qu’une baisse de la consommation de sucre.

Occasion à saisir

Établi sur 100 points, l’indice de qualité de l’alimentation a connu une hausse plus forte chez les gens atteints d’obésité (+3,8), chez les 18-29 ans (+3,6) et chez ceux moins scolarisés (+1,9). «Ces personnes avaient peut-être au départ de moins bonnes habitudes alimentaires, ce qui laissait plus de place à l’amélioration. Il se peut qu’elles aient profité du confinement pour apporter des changements bénéfiques», estime M. Lamarche.

Autre aspect favorable, le pourcentage des repas pris à l’extérieur de la maison est passé de 21% à 4%. «Le fait de préparer davantage les repas à la maison peut expliquer en partie la légère augmentation de la qualité de l’alimentation», observe le professeur Lamarche. Sur le plan négatif, les chercheurs ont constaté que les répondants mangeaient un peu moins de fruits et légèrement plus de sel.

Projet NutriQuébec

L’étude a été rendue possible grâce au projet NutriQuébec et, plus particulièrement, ses participants de la première heure. Il s’agit du plus grand projet sur la nutrition jamais réalisé au Québec. L’objectif consiste à suivre l’évolution des habitudes de vie et de la santé de la population québécoise au cours des 25 prochaines années. Le nombre de participants est en hausse constante ayant franchi la barre des 2500. Le but est d’augmenter ce nombre pour mieux représenter l’ensemble de la population.

Pour plus d’information ou s’inscrire au projet de recherche: www.nutriquebec.com.

Québec Hebdo

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