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Photos explicites aux Pères-Maristes: vers un procès


Publié le 14 septembre 2018

Palais de justice de Québec.

©(Photo Métro Média - Archives)

TRIBUNAL. En plaidant non coupable, le premier des cinq coaccusés de distribution de pornographie juvénile au Séminaire des Pères-Maristes confirme l'intention d'aller à procès dans cette affaire qui a ébranlé l'école privée de Sillery le printemps dernier.

Devant la juge Hélène Bourassa, de la Chambre de la jeunesse au palais de justice de Québec, l'avocate du premier prévenu à comparaître a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité. La Couronne a pour sa part transmis à la partie adverse une partie de la preuve colligée dans ce dossier. Le complément suivra sous peu.

La magistrate a profité du début des procédures pour rappeler aux journalistes présents qu'en Chambre de la jeunesse, il y a une ordonnance de non-publication sur l'identité des accusés mineurs qui s'applique automatiquement. Elle a également convenu avec les parties de réitérer le maintien des conditions de remise en liberté des coaccusés, notamment en ce qui concerne l'interdiction d'importuner les victimes.

Quatre autres des jeunes en début de cycle secondaire âgés de 12-13 ans au moment des faits allégués ont comparu vendredi après-midi. Comme c'est la norme à l'étape initiale de la compuration, leurs avocats ont enregistré également un plaidoyer de non-culpabilité.  

Retour la semaine prochaine

Ils reviendront devant la Cour, le vendredi 21 septembre, à l'étape de l'orientation pour faire face à des accusations à divers degrés de leurre informatique, de distribution de pornographie juvénile, d'avoir rendu accessible des images intimes sans consentement et d'extorsion. Une accusation d'agression sexuelle s'ajoute contre un des prévenus.

Rappelons que les trois victimes prétendent avoir été forcées de transmettre des photos intimes d'elles-mêmes, alors que les accusés soutiennent qu'elles l'ont fait de leur plein gré. Trois des cinq élèves visés par les procédures judiciaires fréquentent encore le même établissement scolaire.

La direction des Pères-Maristes avait décidé en août de les expulser. Cependant, une démarche en Cour supérieure a donné droit aux parents de trois des prévenus n'ayant pas trouvé une nouvelle école de réintégrer le Séminaire.

Métro Média