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Rejet de l'appel d'un ex-masseur coupable d'agressions sexuelles


Publié le 12 août 2018

Balance de la justice.

©(Photo Métro Média – Archives)

TRIBUNAL. Reconnu coupable d'agressions sexuelles sur des clientes d'AmérisSpa et du SkySpa, au terme de procédures ayant pris fin en janvier dernier, l'ex-masseur Rénald Lambert a échoué dans sa tentative d'en appler de sa sentence. Sa démarche a été rejetée par les trois juges de la Cour d'appel du Québec mandatés pour étudier son dossier.

Précisons que la Cour de révision avait autorisé la demande de réévaluer les peines totalisant 30 mois d'emprisonnement, imposées le 10 janvier dernier par la juge de la Cour du Québec, Hélène Bouillon. Celles-ci faisaient suite à sa déclaration de culpabilité à quatre chefs d'accusation d'agression sexuelle sur autant de jeunes clientes.

La juge s'est adroitement livrée à l'exercice d'expliquer les motifs de sa décision et de ne pas retenir les sources jurisprudentielles présentées par l'appelant.

La Cour d'appel du Québec

L'avocat de l'accusé, Me Enrico Théberge, n'est pas parvenu à faire valoir les arguments voulant que «la peine n'était pas proportionnelle à la gravité des infractions et à son degré de responsabilité». Il n'a pas non plus convaincu la Cour d'appel du fait que le jugement «n'avait pas tenu compte de certains facteurs atténuants, notamment par rapport à sa situation post-délictuelle».

Rappelons que la juge Bouillon n'avait pas cru la version de la Défense voulant qu'il s'agissait de gestes accidentels. Fait exceptionnel, sa sentence se composait d'une peine de 12 mois, à laquelle s'ajoutaient trois autres peines consécutives de 6 mois, pour un total de 30 mois d'incarcération.

Le juges de la Cour d'appel en arrive à la conclusion que la peine imposée correspond au cumulatif généralement imposé pour ce genre d'infractions à caractère sexuel. Aussi, ils estiment que «la juge s'est adroitement livrée à l'exercice d'expliquer les motifs de sa décision et de ne pas retenir les sources jurisprudentielles présentées par l'appelant». En conséquence, l'appel est rejeté et Rénald Lambert devra purger sa peine telle qu'elle a été prononcée à son endroit.

Métro Média