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La prison pour des menaces après la fusillade à la mosquée


Publié le 10 juillet 2018

Samuel Huot lors d'une précédente visite au palais de justice de Québec, en compagnie de ses parents.

©(Photo Métro Média – Archives)

TRIBUNAL. Au lendemain de la fusillade à la Grande mosquée de Québec, en janvier 2017, Samuel Huot a eu la mauvaise idée d'émettre sur les réseaux sociaux des commentaires douteux et haineux à l'endroit de la communauté musulmane. Un écart de conduite qui lui vaut une peine de prison à purger les fins de semaine.

Considérant que les propos de l'accusé étaient «odieux et violents», le juge Mario Tremblay n'a pas accordé l'absolution réclamée par la Défense. Il a plutôt pris en considération le manque de responsabilisation du jeune homme, qui cherche des explications dans sa consommation de drogue, et surtout la présence d'un risque de récidive.

Samuel Huot devra donc purger 60 jours de prison, auxquels il convient de soustraire les 12 jours passés en détention préventive après son arrestation. Le magistrat a par ailleurs permis que les 48 jours restants puissent être purgés à raison de 24 fins de semaine passées derrière les barreaux.

Le résident de la Rive-Sud est également soumis à une période probatoire de 18 mois. Il devra s'abstenir de tout commentaire méprisant ou en lien avec la présente cause, lui qui semble toujours entretenir des pensées racistes. S'ajoute une interdiction de posséder des armes.

Métro Média