Beauport Express
10:51 11 janvier 2019

Appel rejeté contre l’ex-gérant du Dooly’s de Beauport

Appel rejeté contre l’ex-gérant du Dooly’s de Beauport
Clamant son innocence tout au long des procédures, Erwin-Gilberto Medina a échoué dans sa tentative de renverser le verdict de culpabilité. (Photo Métro Media – Archives)

TRIBUNAL. Remis en liberté durant les procédures de contestation du verdict de culpabilité rendu contre lui, Erwin-Gilberto Medina a finalement dû prendre le chemin du pénitencier. La Cour d’appel a rejeté son pourvoit et confirmé sa condamnation sous des accusations de complot et méfait public, pour avoir participé à un faux vol qualifié au bar-billard Dooly’s de Beauport, dont il était le gérant.

Dans sa courte décision, le trio de magistrats de l’instance supérieure approuve la conclusion retenue en première instance voulant que l’accusé était, non pas une victime du cambriolage, mais un complice. À leur avis, «l’appelant ne fait valoir, relativement aux cinq premiers chefs tous relatifs à la commission d’un vol qualifié, aucun motif qui justifierait l’intervention de la Cour».

Quant au sixième chef d’accusation pour méfait, les juges conviennent qu’il aurait été plus précis de référer à l’article dénonçant le désir «d’éloigner de soi les soupçons», plutôt que celui «d’induire les policiers en erreur». Néanmoins, l’essentiel du jugement prévaut. L’appel est donc rejeté et l’intimé jusqu’alors en liberté a été invité à se constituer prisonnier pour purger sa peine de 39 mois de détention carcérale.

Braquage notoire

Rappelons que le braquage inédit avait fait la manchette, il y a 6 ans, alors que trois cambrioleurs cagoulés avaient pris en otages le gérant et le concierge du Dooly’s des Promenades Beauport. À la pointe du fusil, ils leur avaient suffi de 10 minutes pour vider sept coffres et distributrices alimentant les machines de loterie vidéo. Le vol perpétré au petit matin du 20 novembre 2012 avait permis de subtiliser 60 000$.

Au fil de l’enquête, un doute avait été soulevé quant à la nécessaire participation d’un complice de l’intérieur pour expliquer l’efficacité du coup. Le soupçon a mené à porter des accusations contre Medina le gérant de l’époque. Les enquêteurs ont relevé plusieurs éléments circonstanciels qui confortaient leurs prétentions.

Métro Média

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