justice
16:35 5 décembre 2016

Une ex-employée de l’État sanctionnée pour fraude

TRIBUNAL. Aux prises avec des problèmes de consommation, Stéphanie Genesse a rapidement cumulé plusieurs dossiers judiciaires pour vol, recel et fraude dans un court laps de temps. Ses mauvaises fréquentations et sa dépendance à la drogue, situation pour laquelle elle a entamé une démarche de réhabilitation, viennent de lui valoir une peine d’incarcération dans la collectivité. La Cour lui accorde ainsi une ultime chance de rester dans le droit chemin.

Stéphanie Genesse (au centre) a reçu une peine dans la collectivité. (Photo TC Media – François Cattapan)

Genesse a récemment plaidé coupable à une série de dossiers regroupés, dont le principal référait à des accusations pour abus de confiance et fraude d’un montant inférieur à 5000$. Dans son récit des faits, le procureur de la Couronne Me Daniel Bélanger relate que l’accusée a tenté de profiter du système de remboursement des médecins de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), auquel elle avait accès dans le cadre de son travail au sein de l’organisme public.

Utilisant les formulaires de remboursement à sa disposition, Genesse a tenté d’obtenir à son profit une ristourne de 2339$. La démarche mise au jour avant qu’elle ne fonctionne avait été initiée au nom de son beau-père et à son insu. Après dénonciation, l’affaire a conduit à l’arrestation de la jeune femme résidente du quartier Saint-Sauveur à Québec. Dans un précédent dossier, la prévenue a été prise en défaut pour vol dans un magasin à grande surface et recel d’un vélo.

«Il est démontré que Mme Genesse a un important problème de consommation, pour lequel elle a entrepris une démarche pour s’en sortir. Elle suit notamment un programme de compensation à la méthadone. Sans antécédents judiciaires, elle s’est enfoncée rapidement et s’est également vite responsabilisée pour se reprendre en main. Cela illustre de l’ampleur de ses problèmes et de ses bonnes intentions», indique Me Bélanger.

Peine dans la collectivité

Désireux de contribuer à la réhabilitation de Genesse, les parties ont convenu de soumettre une suggestion commune de peine de 6 mois de détention dans la collectivité. La première moitié du terme à raison de 24h par jour et la seconde moitié de 22h à 7h. Son avocat, Me Éliot Girard-Tremblay, a fait ajouter de précisions pour que la femme sans emploi ait droit à certaines permissions spéciales. D’une part, pour effectuer des recherches de travail chaque mercredi et, d’autre part, pour se rendre à la pharmacie une fois par jour, afin d’ingérer sa dose quotidienne de méthadone.

Le juge Pierre Rousseau a entériné la proposition des parties dans son intégralité. Il a également appuyé la probation de 2 ans et le suivi de 18 mois pour poursuivre sa thérapie. S’ajoutent des interdictions de se trouver au Wal-Mart de Beauport et au magasin Instant Comptant de la rue Saint-Joseph, ainsi que de se rendre dans les bars et de consommer des drogues autres que celles prescrites par un médecin. Enfin, l’accusée devra faire installer une ligne téléphonique (dure) à son domicile, afin de permettre des vérifications de présence par un agent de surveillance.

Québec Hebdo

François Cattapan


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