justice
15:35 13 octobre 2016

Poursuite à Lévis : Andrée Morin restera en prison… 2 mois

TRIBUNAL. Impliquée dans une rocambolesque arrestation, au terme d’une poursuite en voiture dans les rues du centre-ville de Lévis qui s’était soldée par des coups de feu des policiers à son endroit, en mars dernier, Andrée Morin poursuivra son séjour derrière les barreaux. Le juge Jean Asselin l’a condamnée à y purger encore 2 mois et 18 jours, soit l’équivalent de la peine restante de 9 mois en soustrayant la détention provisoire.

Scène de l’arrestation d’Andrée Morin à Lévis. (Photo TC Media – Archives)

Le juge a opté pour une position mitoyenne entre les suggestions de la Couronne et de la Défense. La première demandait 12 mois de prison, tandis que la seconde considérait que les 6 mois passés sous garde suffisaient à atteindre l’objectif de dissuasion. C’est donc une peine de 9 mois de détention que se voit imposer Morin, de façon concurrente pour chacun des chefs d’accusation notamment pour conduite dangereuse, refus de s’arrêter et fuite des policiers.

La chauffarde s’exposait à une peine maximale de 5 ans pour ses frasques survenues en plein jour le printemps dernier. La jurisprudence se fait d’ailleurs très critique à l’égard de «méfaits perpétrés à l’aide d’un véhicule à moteur, qui sont considérés comme des délits très graves». Le Tribunal a d’ailleurs rejeté la demande de la Défense voulant prioriser la réhabilitation plutôt que la détention.

«L’accusée a été l’artisane de ses propres malheurs dans cette aventure regrettable», a indiqué le juge Asselin, notant comme seules circonstances atténuantes le plaidoyer de culpabilité et les remords sincères exprimés par Morin. En contrepartie, le poids des circonstances aggravantes était plus grand, en particulier les antécédents judiciaires nombreux depuis 1997, la fuite des policiers, les problèmes de consommation de substances toxiques, la situation dangereuse pour la société lors de l’arrestation et les risques de récidive évoqués dans le rapport présentenciel peu favorable.

À la peine de 9 mois de prison, s’ajoutent une probation de 2 ans, un suivi de 2 ans avec obligation de se soumettre aux thérapies recommandées, une interdiction de conduire tout véhicule pendant 2 ans et une interdiction de communiquer avec les témoins et voisins qui l’ont dénoncée à la police.

Rappel des faits

Morin est ce petit bout de femme de 37 ans bien connue des policiers pour ses problèmes de consommation et ses relations troubles avec son voisinage. Elle a souvent eu maille à partir avec les forces de l’ordre, dont elle faisait rarement l’éloge dans les médias sociaux.

La situation a dégénéré le 14 mars dernier, alors qu’elle a pris le volant en état d’intoxication sévère par la drogue. Sa conduite erratique a tôt fait d’attirer l’attention des patrouilleurs de la Ville de Lévis, qui l’ont prise en chasse. À la suite de plusieurs tentatives de s’esquiver, elle est arrêtée après quatre coups de feu, dont un qui l’atteint à l’épaule.

Québec Hebdo

François Cattapan


Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles en vedette