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15:45 11 novembre 2016 | mise à jour le: 11 novembre 2016 à 15:45 temps de lecture: 3 minutes

Agressions sexuelles à l’Université Laval : le principal accusé remis en liberté

TRIBUNAL. Accusé de 12 chefs en lien avec la série d’agressions sexuelles survenues dans une résidence étudiante du campus de l’Université Laval, Thierno-Oury Barry a été remis en liberté, vendredi matin, à l’étape de la décision sur l’enquête caution. La juge Chantale Pelletier a soumis le jeune homme de 19 ans à de sévères conditions en attendant la suite des procédures.

En rendant sa décision verbale, la magistrate a rappelé que les détails contenus dans la preuve demeurent sous ordonnance de non-publication. Son analyse est basée sur les grands principes de droit, dont la gravité des infractions, la nécessité de protéger le public, le risque que d’autres actes criminels soient commis et la probabilité que les faits reprochés mènent à une longue peine.

Considérant l’encadrement serré de ses parents, qui se sont engagés à venir de France pour habiter avec leur fils durant les procédures judiciaires, la juge Pelletier a estimé que Barry ne représentait pas un risque élevé pour la société. Elle a notamment considéré qu’il n’avait pas d’antécédents criminels et que son père ou sa mère l’auront à l’œil durant leur séjour au Québec.

Les conditions imposées à l’accusé sont nombreuses et strictes. D’abord, l’accusé et ses parents doivent chacun s’engager pour une caution individuelle de 5000$. De plus, Barry est assigné à résidence 24h par jour dans son logement de Sainte-Foy et ne peut sortir qu’en présence d’un de ses parents.

Aussi, la juge Pelletier l’oblige à se rapporter au poste de police de Québec chaque lundi et lui interdit de communiquer avec les victimes, de se trouver sur le campus de l’Université Laval, de consommer alcool et drogues, de posséder une arme offensive et de quitter la province de Québec. À cet égard, l’accusé doit déposer au greffe de la cour ses passeports guinéen et français.

Rappel des faits

Thierno-Oury Barry fait face à 12 chefs d’accusation déposés contre lui. Ceux-ci sont tous liés aux plaintes reçues par le Service de police de la Ville de Québec, pour des délits commis dans la nuit du 14 au 15 octobre dernier. En tout, 15 plaignantes s’étaient manifestées dans les jours qui ont suivi.

Plus précisément, l’étudiant universitaire en économie âgé de 19 ans devra répondre de six accusations pour introduction par effraction dans le but de commettre un acte criminel, quatre autres pour introduction par effraction visant à commettre une agression sexuelle, ainsi que deux tentatives d’introduction par effraction.

Ces accusations d’une gravité importante, principalement pour les deux premières catégories, sont passibles d’une peine pouvant mener à un emprisonnement à perpétuité. Le suspect d’origine guinéenne devra revenir en cour le 7 décembre prochain, pour un complément de divulgation de la preuve de la Couronne à la Défense.

Québec Hebdo

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