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17:05 26 septembre 2016 | mise à jour le: 26 septembre 2016 à 17:05 temps de lecture: 3 minutes

Procès Perreault : preuve de défense close sur des souvenirs défaillants

TRIBUNAL. La Défense a clos sa preuve, lundi matin dans le second procès pour meurtre d’Alain Perreault, par la présentation de trois témoins d’époque qui ont eu du mal à se souvenir des faits remontant à la disparition de Lyne Massicotte en juillet 2003. Deux d’entre eux étaient même de nouveaux intervenants qui ne s’étaient pas manifestés lors de l’enquête policière ni même du premier procès en 2011.

Venue rappeler à l’avocat de la Défense, Me Stéphane Beaudoin, qu’elle avait rencontré Lyne Massicotte près du Château Frontenac, le 17 juillet 2003, Malvina Roy a assuré que la dame était encore vivante ce soir-là. Elle a dit que la présumée disparue lui avait confié vouloir fuir sa famille et quitter le Québec.

En contre-interrogatoire, la Couronne, représentée par Thomas Jacques, s’est employée à mettre en doute le témoignage de la dame de 85 ans. Il lui a notamment fait admettre qu’elle n’avait pas fait mention des confessions de Mme Massicotte lors du premier procès. Aussi, qu’elle avait été sèchement remerciée par la police lorsqu’elle a voulu transmettre son témoignage à l’enquêteur.

«Vous dites agir par devoir civique, mais n’avoir pas insisté pour livrer vos informations soit à un autre corps de police, soit à la justice ou même aux médias. Vous dites n’avoir pas su que Mme Massicotte faisait l’objet d’un avis recherche, alors que des affiches étaient placardées partout dans le Vieux-Québec où vous passiez vos journées. Vous n’avez pas souvenir d’avoir porté plainte à trois reprises à la police pour d’autres dossiers entre 2005 et 2007, sans évoquer celui-là», s’est questionné Me Jacques.

Le procureur de la Couronne a voulu savoir si Mme Roy cherchait à se faire valoir et attirer de la notoriété avec cette cause. Il a notamment mentionné qu’elle est apparue à plusieurs reprises dans les médias ces dernières années sur différents sujets, dont lorsqu’elle s’est présentée aux élections municipales de Québec en 2007 et 2009.

Nouveaux témoins

Deux autres témoins, Marc Olivier 74 ans et Sylvie Adams 56 ans, sont venus affirmer être sûr à 100% avoir vu à la mi-juillet 2003 Lyne Massicotte avec un autre homme, près des battures de Beauport. L’individu en question ne serait pas Perreault, mais plutôt un policier à la retraite de Montréal, selon la courte conversation qu’ils avaient avec eux alors qu’ils demandaient leur chemin.

Les deux témoins n’ont jamais révélé ces faits nouveaux jusqu’à vendredi dernier à la Défense. Ils ont confié avoir longtemps craint pour leur sécurité, mais avoir récemment changé d’idée pour ne pas vivre avec les remords de faire condamner une autre personne par erreur. Devant les imprécisions de leurs témoignages, la Couronne n’a pas estimé utile de leur poser de questions en contre-interrogatoire.

Le second procès d’Alain Perreault pour le meurtre de Lyne Massicotte en juillet 2003 se poursuit cet après-midi au stade des plaidoiries sur la culpabilité.

Québec Hebdo

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