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18:10 22 février 2017 | mise à jour le: 22 février 2017 à 18:10 temps de lecture: 3 minutes

Un récidiviste de la porno juvénile admet ses crimes

TRIBUNAL. Condamné en semblable matière il y a un peu plus d’une décennie, un récidiviste de la pornographie juvénile a avoué avoir commis une rechute. Dominic Cardinal vient de plaider coupable à 2 chefs d’accusation pour possession et distribution de matériel sexuel illégal, ainsi qu’à 5 chefs d’accusation pour leurre auprès d’adolescents.

Dominic Cardinal.

(Photo tirée de Facebook)

Selon le résumé des faits énumérés par le procureur de la Couronne, Me Régis Juneau-Drolet, le 3 juin 2016, les responsables d’un site de clavardage en ligne ont dénoncé à une division du FBI aux États-Unis qu’un utilisateur avait distribué un fichier de pornographie juvénile. La photo en question montrait un garçon d’environ 12 ans couché sur le dos et exhibant ses parties génitales.

L’adresse IP de l’ordinateur à la source du fichier a été localisée au Canada. Le dossier a alors été transféré au Centre national contre l’exploitation sexuelle des enfants, puis au Service de police de la Ville de Québec. L’enquête policière a permis de remonter jusqu’à Cardinal, qui a été arrêté le 9 septembre dernier. L’homme de 41 ans a alors confessé sa rechute en matière de consommation de pornographie juvénile.

Au cours de la perquisition qui a suivi à son domicile, les enquêteurs ont trouvé 647 fichiers contenant des images de fillettes nues et d’enfants âgés de moins de 10 ans ayant des relations sexuelles avec des adultes. Ils ont aussi mis la main sur 356 fichiers vidéo montrant le même type d’échanges sexuels. Par ailleurs, l’analyse de l’ordinateur de Cardinal a permis de retracer cinq échanges de propos explicites et de photos à caractère sexuel auprès d’adolescents âgés entre 14 et 17 ans.

L’histoire se répète

Fait troublant ressorti de l’enquête, celle-ci a révélé que Cardinal résidait à moins de 200 mètres d’une école primaire dans l’arrondissement de La Haute-Saint-Charles. Un constat qui avait de quoi inquiéter, puisque le camionneur de profession avait déjà été condamné en 2004 pour des délits similaires. Il avait notamment initié des contacts sexuels sur une adolescente de moins de 16 ans et incité celle-ci à des contacts sur lui, en plus d’avoir possédé et distribué de la pornographie juvénile.

La situation de récidive a amené la Couronne à déposer une requête pour que l’individu soit inscrit au registre des délinquants sexuels à contrôler. De son côté, l’avocat de la Défense, Me Enrico Théberge, a demandé la confection d’un rapport présentenciel doublé d’une évaluation sexologique. Considérant le délai requis pour remplir ses demandes estimées fondées, le juge Pierre Rousseau a convoqué les parties le 14 juillet à l’étape des représentations sur la peine.

TC Media

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