justice
16:05 6 février 2017 | mise à jour le: 6 février 2017 à 16:05 temps de lecture: 2 minutes

Excédé d’être filmé, il fonce sur deux journalistes au palais de justice

TRIBUNAL. Devant comparaître ce matin au palais de justice de Québec pour répondre à des délits en matière sexuelle, un prévenu a piqué une crise contre les médias qui suivent sa cause. Voyant qu’il était filmé par deux journalistes, Nadim Hajhattab s’est violemment rué sur eux pour leur enlever leur caméra des mains.

Le massothérapeute de 41 ans, accusé de 3 chefs pour agressions sexuelles sur des clientes à Sillery en 2012, a pris le temps de s’enfoncer une tuque sur la tête et de mettre des verres fumés, avant d’agresser les journalistes. Il s’est précipité vers eux en lançant une bouteille d’eau en leur direction et en criant «qu’est-ce que vous filmez comme ça. Gang de chiens, vous me faites chier!»

Il a d’abord poussé le journaliste-reporter de TVA, Martin Everell, contre la rampe du quatrième étage, avant de s’en prendre ensuite au journaliste-reporter de Radio-Canada, Yannick Bergeron. Ce dernier a tenté de maîtriser l’assaillant puis de le raisonner, mais sans succès.

L’individu hystérique s’est emparé de son téléphone intelligent et l’a lancé au rez-de-chaussée de la cour centrale du palais de justice. Pendant ce temps, Martin Everell continuait de filmer l’agression.

Hajhattab a par la suite été arrêté par les constables spéciaux toujours nombreux pour assurer l’ordre dans l’établissement judiciaire. Encore visiblement en état de crise, il a tenu des propos suicidaires en réclamant des agents qu’ils prennent leur arme et le tuent sur-le-champ.

Nouvelles accusations

L’homme a été amené, puis interrogé avant d’être conduit vers les cellules du sous-sol. Il devait comparaître plus tard en journée et voir s’ajouter des accusations de voies de fait à son dossier criminel.

Selon les journalistes ciblés, il s’agit du troisième incident du genre à se produire au cours des récentes années. À chaque occasion, les individus offusqués d’être pris en images étaient suivis pour des délits sexuels.

Voir le récit des événements vécus par les journalistes. 

TC Media

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