justice
22:08 3 mars 2017 | mise à jour le: 3 mars 2017 à 22:08 Temps de lecture: 2 minutes

Deux ans de détention pour huit ans d’agressions

TRIBUNAL. Accusé d’avoir agressé une jeune fille alors âgée entre 6 et 14 ans à de nombreuses reprises pendant huit ans, Pierre Brazeau, 58 ans, écope d’une peine d’emprisonnement de deux ans moins un jour.

Pierre Brazeau écope d’une période de détention de deux ans moins un jour.

(Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier)

Alors que la poursuite demandait entre 3 et 4 ans d’emprisonnement et que la défense demandait moins de deux ans dans la collectivité, le juge Christian Boulet a finalement opté pour une peine de deux ans moins un jour.

Lors de son procès, Pierre Brazeau avait été reconnu coupable d’un chef d’accusation de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels. «Il a agi avec préméditation dans le but d’assouvir ses bas instincts», a rappelé le juge.

Selon la preuve présentée, Pierre Brazeau aurait effectué des contacts sexuels directement sur la peau de sa victime. L’accusé aurait également manipulé la jeune fille pour recevoir une fellation, en plus de lui faire un cunnilingus. Les faits se seraient déroulés entre 2000 et 2008, mais la victime s’est confiée en 2010 «n’en pouvant plus», a relaté le juge.

Condition physique

Pierre Brazeau doit circuler en fauteuil roulant et est atteint d’une maladie en phase terminale. Il n’a que 19% de sa fonction pulmonaire et doit faire de l’inhalothérapie. Le juge a toutefois déterminé qu’il pouvait recevoir tous les soins nécessaires à sa condition pendant son incarcération.

Parmi les facteurs atténuants, le juge a relevé que l’accusé n’avait aucun antécédent judiciaire, qu’il a avoué son crime, qu’il a collaboré, qu’il a fait preuve de compassion et de remords, en plus d’avoir suivi une thérapie. Toutefois, ces facteurs sont opposés au fait que les événements ont causé beaucoup de tort à sa victime qui a peur des hommes, qui vit de l’angoisse et qui vit des crises de panique, notamment lors de relations intimes. Quant au risque de récidive, le juge ne pouvait s’y fier puisqu’aucune expertise dans ce sens n’avait été effectuée.

À sa sortie de détention, l’accusé devra se soumettre à une probation de deux ans et ne pourra se trouver en présence de personnes âgées de moins de 16 ans, à l’exception de ses petits-enfants, qui devront se trouver sous la supervision d’au moins un des deux parents. Il devra également s’inscrire au registre des délinquants sexuels.

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