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18:31 24 avril 2017 | mise à jour le: 24 avril 2017 à 18:31 temps de lecture: 3 minutes

L’homme qui aurait menacé Mgr Lacroix détenu au moins jusqu’à mardi

TRIBUNAL. Plus longue que prévu alors que la pause du lunch arrivait, l’enquête sur cautionnement de Jacques Félix a été reportée à mardi matin. L’individu retraité fait face à 4 chefs d’accusation pour harcèlement et menaces à l’endroit de membres du clergé, dont le cardinal Mgr Gérald-Cyprien Lacroix.

Le cardinal Mgr Gérald-Cyprien Lacroix aurait fait l’objet de menaces faisant craindre pour sa vie.

(Photo TC Media – Archives)

Les faits reprochés au résident de Saint-Nicolas ont fait l’objet d’un récit détaillé et parfois rocambolesque de la part du procureur de la Couronne, Me Pierre-Alexandre Bernard. Cependant, une ordonnance de non-publication accordée par le juge Bernard Lemieux à l’avocate de la Défense, Me Marie-Josée Jobidon, empêche que la succession des événements soit révélée.

Rappelons que Jacques Félix a été arrêté le 20 avril et a comparu au palais de justice de Québec le lendemain. Les actes d’accusation révèlent que l’homme de 69 ans aurait proféré des menaces de mort envers Mgr Lacroix, ainsi que le chancelier du diocèse de Québec, l’abbé Jean Tailleur. Il aurait envoyé un courriel préoccupant aux deux hauts dirigeants de l’Église, à la suite d’une procédure de divorce.

Dans un communiqué émis vendredi dernier, le Diocèse de Québec indique que «les menaces étaient suffisamment sérieuses pour que les autorités diocésaines portent plainte à la police de Québec». Il appert que l’accusé n’a pas accepté que sa conjointe obtienne le divorce en avril dernier et aurait souhaité que la direction du clergé intervienne en sa faveur.

Crainte vs provocation

Dans sa déclaration rapportée en Cour par la Couronne, Mgr Lacroix a dit craindre pour sa vie et la sécurité des lieux de culte. Lors de sa comparution, M. Félix avait précédemment fait valoir que ses courriels transmis aux représentants religieux «n’étaient pas criminels, mais qu’ils étaient provocants».

À la demande de son avocate Me Jobidon, l’individu sans antécédents judiciaires s’est dit prêt à respecter toutes les conditions estimées nécessaires par la Cour. Voyant que le procureur de la Couronne Me Bernard avait l’intention de le contre-interroger, alors que la matinée s’étirait déjà jusqu’à près de 13h, le juge Lemieux a décidé de reporter la suite de l’audition pour remise en liberté à mardi matin.

TC Media

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