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14:47 31 août 2018 | mise à jour le: 31 août 2018 à 14:47 temps de lecture: 2 minutes

Échange de photos explicites: élèves fautifs accusés

TRIBUNAL. Après analyse du dossier d’enquête, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a décidé de porter des accusations contre les élèves du Séminaire des Pères-Maristes qui se seraient partagé, le printemps dernier, des photos à caractère sexuel de trois adolescentes de la même école privée de Sillery.

Palais de justice de Québec.

(Photo Métro Média – Archives)

Les mineurs au début du cycle secondaire devront faire face à la justice en Chambre de la jeunesse. Ils sont accusés à divers degrés de leurre informatique, de distribution de pornographie juvénile, d’avoir rendu accessible des images intimes sans consentement et d’extorsion. Une accusation d’agression sexuelle s’ajoute contre un des prévenus.

Âgés entre 12 et 13 ans au moment des faits évoqués, les cinq garçons comparaîtront au palais de justice de Québec le vendredi 14 septembre. Entre temps, ils doivent respecter certaines conditions, dont ne pas tenter de contacter ou importuner les plaignantes. Par ailleurs, deux autres ados s’en tirent avec des sanctions extrajudiciaires.

Précisons que trois des cinq élèves visés par les procédures judiciaires fréquentent encore le même établissement scolaire. La direction des Pères-Maristes avait décidé en août de les expulser. Cependant, une démarche en Cour supérieure a donné droit aux parents de trois des prévenus n’ayant pas trouvé une nouvelle école de réintégrer le Séminaire.

Statu quo

En prenant connaissance du dépôt des accusations, la direction de l’école de Sillery a noté que le DPCP ne voyait pas d’empêchement à ce que les jeunes impliqués fréquentent le même établissement où se sont déroulés les délits allégués. Dans les circonstances, le conseil d’administration souhaite prendre le temps nécessaire pour étudier la décision plus attentivement.

«Cette décision et l’ordonnance de sauvegarde émise par la Cour supérieure limitent grandement la marge de manœuvre de l’école. À court terme, nous verrons à adapter notre plan d’action, et ce, en collaboration avec le DPCP qui est responsable du respect des conditions qu’il a émises», a indiqué dans un communiqué le directeur général des Pères-Maristes, François Sylvain.

Métro Média

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