Faits Divers
16:58 26 mai 2014 | mise à jour le: 26 mai 2014 à 16:58 temps de lecture: 4 minutes

Les défis du Service de police de Wendake

SÉCURITÉ – Daniel Langlais a troqué son polo de golf pour l’uniforme du Service de police de Wendake à l’automne dernier. Le policier retraité a été embauché comme directeur intérimaire. Au cours des prochains mois, M. Langlais modernisera le plan organisationnel du service. La durée de son mandat n’est pas déterminée. Une fois ses tâches complétées et un successeur trouvé, il reprendra la direction des terrains de golf et retrouvera son statut de retraité.

Daniel Langlais est né à Château-d’Eau non loin de la communauté huronne-wendat. En 1971, il a fait son entrée dans la police à Loretteville où il a occupé différents rôles. Par la suite, il a fait un détour par l’École nationale de police à Nicolet comme instructeur pour ensuite œuvrer à la Régie de la Haute-Saint-Charles. En 2002 avec les fusions municipales, M. Langlais a été nommé directeur des nouveaux services de police. Il a veillé aux grains jusqu’en 2006. Après 36 ans, il a opté pour la retraite.

Daniel Langlais doit notamment trouver un successeur en vue de lui laisser son rôle une fois son mandat terminé. «Je devrais le former et l’encadrer pour assurer la pérennité», explique-t-il. Au sein de l’effectif, une quinzaine de policiers forment l’équipe, en plus d’une adjointe administrative.

Les défis du Service de police de Wendake sont principalement de l’ordre organisationnel, mais M. Langlais souhaite voir raffermir le lien de proximité entre les agents et les résidents. L’une des particularités du poste est la taille de la population desservie. «Dans une communauté comme ici, la population n’est pas grande. On veut une police autochtone répondant aux besoins spécifiques de la communauté. L’avantage ici est que tout le monde se connaît», constate le directeur par intérim.

L’objectif: un service de proximité visant la prévention. «Il faut travailler en amont. Travailler après, ce n’est pas payant. Il faut rencontrer les jeunes dans les parcs pour prévenir. On est proactif. On n’attend pas que les gens nous appellent à cause, par exemple, du tapage», fait remarquer Daniel Langlais. Ce dernier compare cette stratégie à l’arrivée de policiers dans les écoles à Québec, dont il est à l’origine. «C’est une des meilleures affaires faites et ça a diminué la criminalité autour des établissements scolaires», se souvient-il.

Ainsi, les agents joueront davantage un rôle s’apparentant aux intervenants sociaux. «Quand on a la collaboration du public, c’est plus facile», ajoute-t-il. Le Service de police a fait les manchettes en 2013 à la suite du congédiement et l’accusation de fraude déposée envers l’ancien directeur, Éric Gros-Louis. «Le chef a été accusé, c’est dur pour le moral des policiers», note M. Langlais. C’est pourquoi les projets mis en route par M. Langlais constituent une bonne façon, selon lui, de reconstruire la confiance.

Mandat donné à la Centrale 911 de Québec

Après un contrat de 10 ans avec la Centrale de Lévis, le Service de police de Wendake a confié le mandat de la répartition des appels d’urgence à la Ville de Québec. Ainsi depuis la fin du mois d’avril, les communications téléphoniques au 911, logées à partir du territoire wendat, sont redirigées vers la Centrale 911 de la Ville de Québec. Les systèmes informatiques ont été modifiés récemment dans les véhicules patrouilles en raison de ce changement.

Le centre 9-1-1 de Québec en bref

Le centre d’urgence 9-1-1 de la Ville de Québec compte 75 employés et reçoit près de 400 000 appels par année, selon le site Internet de l’administration municipale. Il traite, analyse et fait la répartition des 150 000 demandes d’aide de la police.

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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