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16:39 9 novembre 2021 | mise à jour le: 9 novembre 2021 à 17:47 Temps de lecture: 3 minutes

Mort de Marylène Lévesque: la coroner recommande le bracelet électronique

Mort de Marylène Lévesque: la coroner recommande le bracelet électronique
Photo: Métro Média - Archives

TRIBUNAL. Le rapport du coroner dans le dossier du meurtre de Marylène Lévesque, en janvier 2020 dans un hôtel de Sainte-Foy, recommande l’usage du bracelet électronique. Me Stéphanie Gamache estime que cet outil de géolocalisation serait approprié pour suivre les détenus bénéficiant d’une semi-liberté. Particulièrement ceux qui ont déjà commis l’irréparable dans un contexte de violence conjugale, comme c’était le cas d’Eustachio Gallese dans cette affaire.

À son avis, ce dispositif devrait s’ajouter aux améliorations des pratiques déjà identifiées pour assurer un meilleur suivi des délinquants. Elle ajoute que le plan d’intervention dans ce dossier a été un échec sur toute la ligne. D’après le récit des faits, Gallese a menti à plusieurs reprises sur ses fréquentations et ses sorties. Il contournait la permission de contacts contrôlés avec la jeune masseuse en la voyant plusieurs fois par semaine dans une chambre d’hôtel, plutôt qu’à son lieu de travail.

C’est en constatant que la femme de 22 ans voulait mettre un terme à leur relation que l’accusé, déjà sous le coup d’une peine pour l’homicide involontaire de son ex-conjointe, a récidivé. Cette fois en ajoutant la préméditation à son crime en invitant la victime à souper, le soir du 22 janvier, puis à sa chambre où il avait dissimulé un couteau. Il l’a poignardée à mort alors qu’il avait faussement avisé les autorités qu’il se trouvait à une réunion des Alcooliques anonymes.

Soupçons et suivi

Selon la coroner Gamache, si l’accusé avait porté un bracelet électronique Marylène Lévesque aurait pu avoir des soupçons et poser des questions, elle qui n’a jamais été au courant de ses antécédents judiciaires. De plus, l’appareil de suivi à distance aurait incité le détenu en semi-liberté à respecter ses conditions, sans quoi il aurait permis aux autorités de constater ses manquements.

Rappelons que Service correctionnel Canada et la Commission des libérations conditionnelles ont été critiqués à la suite de ce meurtre sordide. Ils ont procédé à un examen de leurs pratiques et adopté une série de mesures correctives pour éviter qu’un tel dérapage ne se répète. Quant à l’accusé, au lieu de progresser dans sa libération conditionnelle, il se trouve à nouveau détenu à perpétuité sans possibilité de libération avant 25 ans. Et, celle-ci sera assurément plus difficile à obtenir.

Métro Média

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