Faits Divers
10:19 22 juin 2021 | mise à jour le: 22 juin 2021 à 17:12 Temps de lecture: 4 minutes

Chute fatale sur un chantier en raison d’un échafaudage déficient

Chute fatale sur un chantier en raison d’un échafaudage déficient
L'accident du travail est survenu sur le chantier d'un immeuble résidentiel en construction sur la rue Mackay à Sainte-Foy en août 2020. /Photo gracieuseté - CNESST

SÉCURITÉ. Une mauvaise installation de l’échafaudage est à l’origine de la chute mortelle d’un travailleur, le 12 août 2020, sur un chantier de construction situé au 2150, rue Mackay, à Sainte-Foy. Telle est la conclusion principale de l’enquête menée par la CNESST sur l’accident du travail qui a coûté la vie à Michel Gosselin, briqueteur-maçon et propriétaire de l’entreprise Maçonnerie Michel Gosselin.

Selon la chronologie des événements, le jour de l’accident, la victime et un employé se trouvaient dans un échafaudage. Ils s’affairaient à la réfection d’un mur de maçonnerie sur un immeuble d’habitation de quatre étages.

Vers 16h15, au moment de l’accident, les travaux avaient atteint le 3e étage. Les travailleurs se trouvaient sur le plancher de travail de l’échafaudage constitué de deux madriers de bois d’oeuvre. Ces derniers ont cédé sous leur poids entraînant les deux hommes dans une chute de près de 6 mètres. M. Gosselin est décédé alors que son employé a subi des blessures.

L’accident du travail est survenu sur le chantier d’un immeuble résidentiel en construction sur la rue Mackay à Sainte-Foy en août 2020. /Photo gracieuseté – CNESST

Causes de l’accident

L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident.

  • Les madriers utilisés comme plancher d’échafaudage n’avaient pas une résistance suffisante. Ils ont cédé sous le poids du propriétaire et du travailleur, ce qui a entraîné leur chute d’une hauteur 5,73 mètres au sol.
  • La planification des travaux de maçonnerie en hauteur comportait des lacunes qui ont mené à l’utilisation de madriers non conformes comme plancher d’échafaudage.

Action immédiate

À la suite de l’accident, la CNESST a d’abord interdit la modification, le démontage ainsi que l’utilisation de l’échafaudage à cadre métallique qui était en cause. Ensuite, considérant la fin des activités de l’entreprise, la CNESST, en collaboration avec le propriétaire de l’immeuble, s’est assuré que les travaux puissent être menés à terme de façon sécuritaire par une autre entreprise.

Éviter un tel accident

Pour assurer la sécurité des travailleurs présents dans un échafaudage, la CNESST recommande d’utiliser des planchers qui respectent la réglementation et les normes en vigueur, c’est-à-dire:

  • des madriers en bois d’oeuvre de dimensions minimales de 50 mm (2 pouces) sur 250 mm (10 pouces) et estampillés comme étant de qualité équivalente à de l’épinette de catégorie 1 par un organisme accrédité et, si la portée entre les points d’appui excède 2,1 mètres, conformes à la norme CAN/CSA S269.2-M87: Échafaudages;
  • des madriers manufacturés, faits de bois lamellés ou d’aluminium, respectant la norme CSA S269.2-M87: Échafaudages;
  • des plateformes composites constituées d’un cadre de métal et munies de crochets respectant la norme CSA S269.2-M87: Échafaudages.
  • De plus, quel que soit le type de planchers utilisé, ceux-ci doivent être entreposés au sec, à l’abri des intempéries, et faire l’objet d’une inspection visuelle avant leur utilisation, ainsi que durant les travaux, de façon à déceler les défauts pouvant compromettre leur résistance (noeud, trait de scie, état des crochets, etc.).

Comme il se doit à chaque tragique accident du travail, le rapport d’enquête de la CNESST a été transmis aux différentes associations de l’industrie de la construction. L’objectif est de sensibiliser les entrepreneurs pour éviter que pareille situation ne se répète.

Québec Hebdo

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *