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12:08 1 novembre 2020 | mise à jour le: 1 novembre 2020 à 13:36 temps de lecture: 4 minutes

Une horreur qui s’ajoute à une charge mentale déjà lourde

Une horreur qui s’ajoute à une charge mentale déjà lourde
Régis Labeaume, maire de Québec, croit que la capitale demeure une ville sécuritaire malgré les attaques du soir de l'Halloween. /Photo capture d'écran

CRIME. Pour le maire de Québec, Régis Labeaume, les attaques meurtrières au katana survenues hier soir et qui ont fait deux morts et cinq blessés ont beau être un geste isolé, elles portent un dur coup au climat ambiant déjà lourd en raison de la pandémie.

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«J’en appelle à la solidarité de la population de Québec dans les circonstances. Cette horreur chez nous s’ajoute à une charge mentale collective qui était déjà lourde en cette période pandémique», a affirmé Régis Labeaume lors d’un point de presse collectif auquel participaient également Robert Pigeon, directeur du Service de police de la Ville de Québec, Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, et Jean-Yves Duclos, député fédéral de Québec.

«Ce matin j’ai la nette impression de rejouer dans un vieux film, un film dont l’action se déroulait le 29 janvier 2017 à la mosquée de Québec. C’est un événement hallucinant, terrifiant, un événement qui dépasse l’entendement. Tout cela nous rappelle que la nature humaine est éminemment complexe et incroyablement insondable.
-Régis Labeaume

Pour Régis Labeaume, il devient urgent de tenir un débat de société sur la santé mentale. «Ce sont les plus grands problèmes de sécurité dans les grandes villes canadiennes», a-t-il précisé.

Geste isolé

Même s’il décrit les attaques d’hier soir comme un «événement apocalyptique qui fait le tour du monde», Régis Labeaume soutient qu’il s’agit d’un geste isolé comme l’était l’attaque de la mosquée en 2017.

«Ce drame ne remet pas en question le fait que cette ville est l’une des plus sécuritaires au monde, mais il est difficile, voire impossible, de prévoir les conséquences de la folie découlant visiblement de problèmes de santé mentale, a poursuivi M. Labeaume.

Nous avons fait l’analyse lors des événements de la mosquée sur la perception de Québec: pour les gens de l’extérieur, la perception de Québec comme ville sécuritaire n’avait pas changé. Ça a été considéré comme un événement isolé. On a à faire face aujourd’hui à une situation tellement singulière, on va faire le nécessaire pour analyser la situation, mais tout le monde va considérer que c’est un événement insolite et horrible», croit le maire.

Dur coup pour le Vieux-Québec

Questionné à savoir si ces attaques allaient selon lui porter un autre dur coup à l’économie du Vieux-Québec déjà durement affectée par la pandémie, Régis Labeaume a indiqué qu’il était encore trop tôt pour tirer des conclusions. «Nous allons dans les prochaines heures tenter d’évaluer la situation. On va tenter de savoir s’il y a des gestes nécessaires à poser en termes de psychosocial, de psychologie collective. On va évaluer la situation d’heure en heure, mais en même temps il y a des limites à ce qu’on peut faire, sinon tenter d’apaiser nos concitoyens parce que c’est lourd actuellement. Il est évident qu’on en ajoute une couche.»

Tant Régis Labeaume que la vice-première ministre Geneviève Guilbault ont insisté sur l’importance du soutien et de l’aide psychologique.

Genevière Guilbault, qui a parlé «d’actes barbares commis chez nous la nuit dernière», a dit vouloir assurer l’entourage des victimes de «toute notre empathie, tout notre soutien. On partage votre deuil ce matin». Celle qui est également ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale a ajouté s’être assurée de la disponibilité de ressources psychosociales.

«On posera tous les gestes nécessaires pour sécuriser la population de Québec et les aider à traverser psychologiquement les conséquences éventuelles de cet événement. Si vous avez des problèmes, si vous vous sentez mal, mélangé, appelez le 2-1-1», a conclu le maire Labeaume.

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