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09:32 17 octobre 2020 | mise à jour le: 25 octobre 2020 à 12:21 temps de lecture: 3 minutes

Incendies: le télétravail parfois en cause

Le télétravail est responsable de certains feux de cuisson. /Photo gracieuseté – SPCIQ
Les cendres chaudes doivent être déposées dans un endroit incombustible. /Photo gracieuseté – SPCIQ
Le télétravail est responsable de certains feux de cuisson. /Photo gracieuseté – SPCIQ
Les fils USB sont aussi responsables de certains incendies. /Photo gracieuseté – SPCIQ
Les cendres chaudes doivent être déposées dans un endroit incombustible. /Photo gracieuseté – SPCIQ
Les fils USB sont aussi responsables de certains incendies. /Photo gracieuseté – SPCIQ

Incendies. Un incendie sur deux est causé par une distraction ou une erreur humaine. Depuis la pandémie, le Service de protection contre l’incendie de Québec (SPCIQ) constate une hausse de cas qui sont liés à des distractions dans les cuisines.

Bill Noonan, porte-parole du SPCIQ, souligne que le nombre de certains types d’incendies a connu une augmentation depuis quelques mois. «Beaucoup de gens profitent de l’occasion pour réaliser divers travaux dans leur résidence. Certains s’improvisent électriciens alors que d’autres utilisent de leur temps libre pour installer un poêle à bois. Dans tous les cas, il faut faire affaire avec des professionnels.»

«Les gens vont déposer des cendres chaudes dans un bac à poubelles collé sur une résidence ou un abri de toile. Le tout peut prendre feu, car elles peuvent conserver une chaleur jusqu’à une semaine.»
-Bill Noonan

Il précise également que le télétravail est responsable de certains cas qui ont pour cause la distraction. «En septembre, neuf incendies sur 31 ont été provoqués par de la cuisson. Par exemple, une personne utilise sa cuisinière et elle revient aussitôt à son bureau puis elle recommence à travailler. Les minutes passent et elle est alertée par une odeur de brûlé. Parfois, il est trop tard.»

Devenu pompier en 2003 et relationniste pour le SPCIQ depuis 2017, Bill Noonan souligne que l’utilisation de matériaux synthétiques est fréquente dans la construction de nouveaux immeubles et résidences comparativement à ceux plus anciens. «Ces produits s’enflamment rapidement et ils dégagent plus de fumée.»

Moyens préventifs

Les détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone fonctionnels sont des éléments essentiels dans une maison ou un appartement. «90% des décès qui surviennent sont causés par des détecteurs inopérants ou non installés», rappelle M. Noonan.

Avec le développement des technologies, certains appareils ont une durée utile de 10 ans. «Il est important d’avoir un détecteur de monoxyde de carbone surtout si un système de chauffage d’appoint au bois, à l’huile ou au gaz est installé. Son usage est aussi obligatoire s’il y a un garage attaché à une résidence ou un sous-terrain pour y garer un véhicule.»

Les cendres générées par un poêle sont aussi une source de risque d’incendie. «Une mauvaise combustion peut former du monoxyde de carbone, un gaz qui est incolore et inodore. Il faut les déposer dans un contenant métallique.» Bill Noonan mentionne que certains incendies ont été causés par des cendres placées dans un vase laissé sur une galerie en bois. «Il faut les garder sur une surface incombustible à plus d’un mètre d’un mur.»

De plus, la relationniste insiste pour rappeler l’importance de remplacer la pile de ces détecteurs au moment du changement d’heure tout dépendant du type d’appareil utilisé. «Certains ont une pile ayant une durée de vie de 10 ans.»

Les fils USB sont aussi responsables de certains incendies.
/Photo gracieuseté – SPCIQ

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