Faits Divers
17:20 19 avril 2018 | mise à jour le: 19 avril 2018 à 17:20 temps de lecture: 3 minutes

Audrey Gagnon comparaîtra pour le meurtre de sa fillette de deux ans

QUÉBEC — La mère de la petite Rosalie Gagnon, deux ans, retrouvée morte mercredi dans une poubelle à proximité d’une résidence unifamiliale de l’arrondissement Charlesbourg, pourrait être accusée de meurtre au cours des prochaines heures.

Audrey Gagnon et sa fille Rosalie.

Photos fournies par le SPVQ.

C’est du moins la recommandation qu’ont faite les enquêteurs du Service de police de la ville de Québec en remettant le dossier au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Audrey Gagnon, 23 ans, devait comparaître à la première heure jeudi matin au palais de justice de Québec, mais la jeune femme a dû être hospitalisée après qu’elle se fut infligé des blessures alors qu’elle était en détention.

Selon les policiers, la jeune mère «s’est désorganisée» durant sa détention. Ses blessures sont toutefois mineures et la comparution était toujours prévue plus tard en journée jeudi.

Audrey Gagnon a été appréhendée mercredi soir, mais elle n’était pas seule lorsque les policiers l’ont retrouvée.

«Elle était en compagnie d’un homme qui a également été rencontré à titre de témoin par les enquêteurs et a été libéré au courant de la nuit sans accusations», a expliqué une porte-parole du SPVQ, Cyndi Paré.

Audrey Gagnon, qui est connue des milieux policiers, a pour sa part été interrogée pendant plusieurs heures avant que son arrestation ne soit confirmée à 6h45, jeudi matin, par le SPVQ.

Une autopsie sera pratiquée jeudi, à Montréal, au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal afin de déterminer avec exactitude la cause de son décès.

Vérifications à venir

Cette affaire a semé la consternation dans toutes les couches de la société, incluant la classe politique.

Interrogée à Québec, la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, a dit avoir été bousculée par le décès et les circonstances entourant le dossier.

«J’en ai des petits enfants de cet âge et j’ai le frisson à chaque fois que j’en parle. Ça fait mal au coeur», a-t-elle déclaré après avoir précisé qu’elle n’avait pas encore assez d’informations en mains pour commenter si la Direction de la protection de la jeunesse avait ou non joué un rôle en marge de cette affaire.

«Quelle situation horrible», a pour sa part déclaré le premier ministre Philippe Couillard, alors qu’il était de passage à Saint-Gédéon au Lac Saint-Jean.

Il a lui aussi fait montre de prudence, faisant valoir que plusieurs questions demeuraient sans réponse à ce moment.

«Est-ce que la personne avait demandé des services? Est-ce qu’il y avait eu des signalements?», s’est-il interrogé, assurant ensuite que son gouvernement allait faire les vérifications qui s’imposent et «ajuster s’il le faut».

La Presse canadienne

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