08:30 19 août 2022 | mise à jour le: 19 août 2022 à 08:30 Temps de lecture: 2 minutes

Climat: un article viral d’il y a 110 ans

Climat: un article viral d’il y a 110 ans
Photo: iStock

Un article paru il y a exactement 110 ans est devenu viral sur les réseaux ce mois-ci. Non seulement parlait-il du futur réchauffement climatique… mais en plus, il n’était même pas le premier à en parler.

Paru le 14 août 1912 dans un quotidien de la Nouvelle-Zélande, le court article était intitulé « La consommation de charbon affecte le climat ». Il relatait les travaux du chimiste suédois Svante Arrhenius, aujourd’hui considéré comme le premier scientifique à avoir quantifié de quelle façon trop de dioxyde de carbone dans l’atmosphère pourrait provoquer une hausse des températures mondiales.

Mais dans cette série de partages d’un article aujourd’hui vieux de 110 ans, un détail a été oublié : comme l’article scientifique d’Arrhenius datait déjà, en 1912, de 16 ans, ce journal de la Nouvelle-Zélande n’avait pas été le premier à le repérer. Selon l’historien Jeff Nichols, la source de l’article néo-zélandais serait en fait un article de la revue de vulgarisation Popular Mechanics paru en avril 1912, et cet historien a lui-même trouvé dans la presse américaine d’autres exemples remontant aux années 1890 et 1900.

Quant à Arrhenius, il n’était pas pionnier sur toute la ligne. Il marchait dans les pas du physicien français Joseph Fourier qui, en 1824, avait théorisé que des changements d’apparence mineurs dans la composition de l’atmosphère pourraient affecter le climat. À sa suite, l’Américaine Eunice Foote en 1856 et le Britannique John Tyndall en 1859 allaient démontrer que différents gaz présents dans l’atmosphère absorbaient différemment la chaleur du soleil, au point où une augmentation minime de certains d’entre eux pourrait provoquer un réchauffement de la planète. Il faudrait attendre les années 1930 avant que l’ingénieur britannique Guy Callendar, analysant les données météorologiques des dernières décennies à travers le monde, ne devienne le premier à identifier une tendance généralisée à la hausse des températures.

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Commentaires 1

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  • Bollinger

    Histoire climatique …

    Il n’y avait pas de moteurs à explosion avant 1856, donc pas de voitures, d’avions, de porte-conteneurs, de navires de croisières, pas d’industries ou chauffages utilisant le fuel lourd etc., et pourtant il y a eu des canicules !
    Voilà ce que l’on pouvait lire dans un journal anglais, le Ampshire Advertiser from Southampton, le 17 juillet 1852 !
    En 1132 en Alsace les sources se tarirent et les ruisseaux s’asséchèrent. Le Rhin pouvait être traversé à pied.
    En 1152 la chaleur était si intense que l’on pouvait faire cuire des œufs dans le sable.
    En 1160, à la bataille de Bela (en Hongrie), un grand nombre de soldats moururent en raison de la chaleur excessive.
    En 1276 et 1277, en France, la récolte d’avoine et de seigle fut totalement détruite par la chaleur.
    En 1303 et 1304 la Seine, la Loire, le Rhin et le Danube pouvaient être traversés à pied.
    En 1393 et 1394 un grand nombre d’animaux tombèrent morts et les récoltes anéanties en raison de la chaleur.
    En 1440 la chaleur fut excessive. En 1538, 1539, 1540 et 1541 les rivières européennes étaient littéralement asséchées.
    En 1556 il y eut une sécheresse généralisée dans toute l’Europe.
    En 1615 et 1616 la canicule s’abattit sur la France, l’Italie et les Pays-Bas.
    En 1646 il y eut en Europe 56 jours consécutifs de grandes chaleurs.
    En 1676 des canicules à nouveau.
    Les mêmes évènements se reproduisirent au XVIIIe siècle.
    En 1718 il n’y eut aucune pluie entre les mois d’avril et octobre
    Les récoltes furent brûlées, les rivières asséchées et les théâtres fermés à Paris par ordre du Préfet de police en raison des températures excessives.
    Le thermomètre enregistra 36 degrés Réaumur (45 degrés C) à Paris.
    Dans les jardins de la banlieue arrosés les arbres fruitiers fleurirent deux fois pendant la saison.
    En 1723 et 1724 les températures étaient extrêmes.
    En 1746 l’été fut particulièrement chaud et sec et les récoltes furent littéralement calcinées.
    Pendant plusieurs mois il n’y eut aucune pluie. En 1748, 1754, 1760, 1767, 1778 et 1788* les chaleurs d’été furent excessives
    *Une des raisons de la révolution de 1789, les très mauvaises récoltes.
    En 1811, l’année de la comète, l’été fut très chaud et le vin très bon y compris à Suresnes.
    En 1818 les théâtres parisiens restèrent fermés pendant un mois en raison des chaleurs excessives, la chaleur avait atteint 35 degrés C.
    En 1830, alors que des combats avaient lieu, le thermomètre afficha des températures de 36 degrés C les 27, 28 et 29 juillet.
    En 1832, lors de l’insurrection du 6 juin, le thermomètre releva une température de 35 degrés.
    En 1835 la Seine était presque à sec.
    En 1850, au mois de juin, au cours de la seconde épidémie de choléra de l’année le thermomètre afficha 34 degrés.
    Libération précise que son livre « Histoire du climat depuis l’an mil » (Flammarion 1967) reste la référence en la matière, ce qui est plutôt un bon point de la part de ce journal qui ne porte pas vraiment les climato-réalistes dans son cœur…

    Édité en 1967, à une époque où on ne parlait pas encore de réchauffement climatique, l’éminent auteur de ce livre ne peut pas être accusé de vouloir prendre le contre-pied de la tendance d’aujourd’hui.
    Par contre, nous savons qu’aujourd’hui le climat est manipulé artificiellement. Cette approche devrait être dans tous les esprits…