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07:19 13 mai 2022 | mise à jour le: 13 mai 2022 à 09:49 Temps de lecture: 3 minutes

La région de Québec ne reçoit pas une part suffisante de l’immigration

La région de Québec ne reçoit pas une part suffisante de l’immigration
Photo: gracieuseté - QILe marché de l'emploi de la région de Québec manque d'effectifs pour assurer son renouvellement et son développement.

EMPLOIS. La régionalisation de l’immigration reste un défi d’actualité pour les régions de la Capitale et de Chaudière-Appalaches. Surtout que pendant que les entreprises peinent à recruter des talents et que la main-d’œuvre se fait plus rare, les nouveaux arrivants continuent de se concentrer à Montréal, Toronto et Vancouver.

Ce constat est au cœur de l’analyse économique de Québec International intitulée «La régionalisation de l’immigration: un enjeu québécois». Le regard porté sur la situation régionale s’attarde aux objectifs que s’est fixé le Québec depuis les années 1990, soit de «favoriser la régionalisation de l’immigration dans une perspective de développement régional». Devant la pénurie de main-d’œuvre, il apparaissait nécessaire de faire le point sur cette réalité aux impacts évidents.

En 2021, il y avait 33 300 postes vacants en moyenne dans la Capitale et Chaudière-Appalaches, un sommet sans précédent. L’immigration est une des pistes de solution pour combler les besoins. Or, Québec International observe que les nouveaux arrivants s’établissent encore majoritairement dans la métropole québécoise. Si la capacité d’attraction régionale s’améliore, il y a encore du chemin à faire.

Tableau gracieuseté – QI

Principaux constats

1) Les populations de la Capitale et de Chaudière-Appalaches sont vieillissantes et cela alimente les défis de rareté de main-d’œuvre aiguë dans les deux régions administratives. À cet effet, on constate qu’il y a plus de départs à la retraite que de nouveaux travailleurs. Le resserrement du marché du travail qui en découle limite le potentiel de croissance économique et représente l’une des conséquences multiples du phénomène du vieillissement démographique.

2) L’immigration fait partie des solutions à la rareté de la main-d’œuvre. Or, à l’instar de la plupart des pays industrialisés, la population immigrante du Québec est fortement concentrée dans la métropole. L’Île de Montréal accueille ainsi la majorité des immigrants admis au Québec et ce déséquilibre concentre les retombées positives de l’immigration sur le territoire.

3) La régionalisation de l’immigration est un enjeu au Québec et particulièrement dans les régions administratives de la Capitale et de Chaudière-Appalaches comme le montre l’analyse de Québec International. Bien qu’on constate une amélioration de la régionalisation dans les dernières années, il faudra poursuivre les efforts afin que ces deux régions bénéficient davantage du levier économique de l’immigration.

Faits saillants

  • Parmi les centres urbains canadiens, la région métropolitaine de recensement de Québec est la seule dont le marché du travail compte moins de nouveaux travailleurs que de départs à la retraite (86 jeunes pour 100 retraités). C’est également le cas dans la Capitale (83 pour 100 retraités) et en Chaudière-Appalaches (66 pour 100 retraités).
  • Entre 2015 et 2021, l’île de Montréal a accueilli plus du trois quarts (75,3%) des immigrants admis au Québec, soit l’équivalent de trois fois son poids démographique (24%). Pendant ce temps, les régions de la Capitale et de Chaudière-Appalaches ont reçu des parts de l’immigration inférieures à leur poids démographique entre 2015 et 2021.
Tableau gracieuseté – QI

Métro Média

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