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11:49 19 août 2015 | mise à jour le: 19 août 2015 à 11:49 temps de lecture: 3 minutes

Soutenir et accompagner ses élèves

RENTRÉE. Lorsqu’un élève décide de partir quelques mois en voyage d’échange à l’étranger, une bonne partie du travail se fait du côté des écoles qui accompagnent les élèves de leur sélection jusqu’à l’arrivée de leur correspondant.

L’école secondaire du Mont-Sainte-Anne accueille en hiver quelques élèves de plus par année en raison des échanges étudiants. «Nous avons en moyenne cinq étudiants qui se joignent à nous», rapporte le directeur du deuxième cycle et responsable du programme, Louis-Étienne Bélanger.

L’enseignant en histoire au deuxième cycle au Séminaire des Pères Maristes, Mathieu Jolin, s’occupe du programme d’échange depuis 15 ans. Pour lui, chaque étudiant ressort grandi de son expérience. «On voit des élèves revenir parmi nous et qui ont tellement vécu quelque chose de fort qu’on sent qu’ils ont maturé durant leur séjour à l’extérieur.»

Chaque école où un élève part en voyage pour quelques mois et qui reçoit par la suite un étudiant doit s’assurer d’avoir un responsable du programme dans son établissement. «Ça assure un bon suivi local», explique la conseillère aux échanges internationaux chez Échange Azimut, Sylvie Meunier. Les deux responsables reconnaissent le travail dévoué de cet organisme de Québec.

Bien choisir ses candidats

La sélection des élèves avant leur départ passe d’abord par les responsables dans les écoles qui font ont suivi rigoureux des demandes d’admission au programme. «On s’assure que l’élève est prêt à manquer trois mois d’école, qu’il est motivé et qu’il vit dans un bon milieu assez équilibré, explique Louis-Étienne Bélanger. On va jusqu’à rencontrer les familles et faire un suivi auprès des enseignants.»

Avant leur départ, les élèves choisis pour le voyage doivent commencer à se préparer pour l’année scolaire à venir. «Les élèves font le tour de leurs enseignants pour avoir un aperçu de la matière qu’ils devront reprendre, relate M. Bélanger. Mais la majorité du travail se fait au retour en décembre.» Une préparation mentale et émotionnelle est aussi nécessaire selon Mathieu Jolin. «Nous essayons de les préparer aux dépaysements qu’ils vont vivre, mais en bout de ligne, chacun vit son expérience à sa façon.»

C’est au responsable de chaque école de faire un suivi avec les élèves en voyage et avec les correspondants durant leur séjour. «J’aime mieux parler avec les étudiants par appel vidéo, confie M. Jolin. C’est plus facile de percevoir l’état de l’élève quand on lui voit le visage.»

Les étudiants étrangers qui arrivent au Québec sont aussi pris en charge par les écoles qui les aident à s’intégrer à leur groupe. «Nous leur faisons faire une tournée des classes et des cours avec leur correspondant et nous les aidons à choisir des classes qui conviennent mieux à leurs intérêts», explique le directeur à l’école secondaire du Mont-Sainte-Anne. «Notre but, c’est que nos élèves de chez nous et d’adoption vivent la meilleure expérience possible», confie pour sa part M. Jolin.

(P.B.)

Québec Hebdo

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