Débats
16:40 24 août 2022 | mise à jour le: 24 août 2022 à 16:40 Temps de lecture: 2 minutes

La réforme du mode de scrutin, un enjeu majeur

La réforme du mode de scrutin, un enjeu majeur
Photo: Infographie Métro Média

Lors de la campagne électorale de 2018, le chef de la CAQ, François Legault, s’est formellement engagé à réformer le mode de scrutin afin que ce dernier soit plus représentatif. Même si ce n’était pas la première fois qu’un parti politique en faisait une promesse, c’était la première fois que le consensus s’exprimait aussi fortement envers une réforme du mode de scrutin puisque tous les partis politiques québécois l’appuyaient, à l’exception du Parti libéral du Québec Un projet de loi pour réformer le mode de scrutin a été déposé en bonne et due forme le 25 septembre 2019, le PL 39, et a passé de nombreuses étapes parlementaires. Il s’en fallut de peu pour que cette fois-ci soit la bonne… Malheureusement, le projet de loi n’a jamais passé l’étape de l’adoption.

Or, quatre ans plus tard, en 2022, à la veille du lancement officiel de la campagne électorale, les sondages prédisent, en début de campagne, un raz-de-marée caquiste qui pourrait récolter 99 comtés sur 125, à savoir 79,2 des sièges à l’Assemblée nationale, laissant un maigre 26 comtés partagés entre les 4 autres partis. Par ailleurs, dans ce scénario, la CAQ ne récolterait que 44% des suffrages exprimés. En termes clairs, la CAQ contrôlerait quelque 80% des sièges malgré un infime 44 % des suffrages en sa faveur.

Cette situation pour le moins saugrenue fait ressortir un net déficit démocratique au sein de l’Assemblée des élus. À mon sens, tant et aussi longtemps que le parti au pouvoir bénéficiera du mode de scrutin  actuel, et disposera d’une majorité écrasante, il m’apparaît tout à fait illusoire qu’il amorce quelque réforme du mode scrutin qui aboutirait à sa défaveur.

Quoique je demeure perplexe quant au fait que la réforme du mode de scrutin devienne un enjeu majeur dans la campagne électorale aux yeux des électeurs, j’ose quand même espérer que certains chefs de partis mettront en lumière le caractère non-représentatif du mode de scrutin actuel, et que cette démarche se répercutera dans l’isoloir, pour le plus grand bien de notre démocratie.

Henri Marineau, Québec

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Commentaires 2

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  • Robert Lachance

    Gabriel Nadeau Dubois et Paul St-Pierre Plamondon ont réitéré leur engagement de 2018 envers un nouveau mode de scrutin mais pas Alex Tyrrell du Parti vert du Québec. Je n’ai pas retrouvé cette préoccupation dans leurs listes de priorités.

    Équipe François Legault – CAQ s’est départi de cette préoccupation à d’autres en affirmant que l’on ne se bousculait pas pour elle dans les autobus. Il pourra toujours se vanter d’avoir fait adopter le principe d’un changement.

    À moins d’un miracle, le grand perdant du mode de scrutin en force, sera le Parti conservateur du Québec puisqu’avec environ 15 % d’intention de vote fin juillet, il ne récolterait au mieux qu’un ou deux député/e sur 125 en octobre si l’intention se maintient.

    À Éric Duhaime – Parti conservateur du Québec de jouer en deuxième ou troisième période de la campagne. Frédéric Têtu n’en parle pas dans sa conclusion d’Envers et pour tous : Une biographie d’Éric Duhaime, quatrième 2021.

    Le grand gagnant d’une réforme électorale pourrait être le Parti nul et son idée d’ajouter une case aucun de ces choix sur le bulletin. Les électeur/es pourraient y exprimer clairement leur refus global de l’offre démocratique plutôt qu’indirectement en annulant leur bulletin.

    À quoi s’attendre de L’union fait la force de Georges Samman, de Démocratie directe de Jean-Charles Cléroux, de Parti canadien du Québec de Colin Standish ou de Martine Ouellet de Climat Québec ? Je ne sais pas.

  • Robert Lachance

    Un commentaire publié sur la Facebook de Climat Québec à l’annonce de son candidat dans Rosemont, Jean-François Racine.

    Heureux d’apprendre !

    Sous mode de scrutin en force en 2018 et qui le sera encore le 3 octobre prochain, contrairement à l’Entente signée en mai avant la campagne électorale par la CAQ, le PQ, QS et le PVQ mais pas le PLQ, tous les votes valides ont été comptés soit 37 195 sur 53 596 électeur/es inscrit/es.

    Pour l’élection du premier ministre et celle du député, ont suffi les 10 420 votes à Jean-François Lisée et les 10 421 premiers à Vincent Marissal. Ça fait un total de 20 841 sur les 37 195 votes exercés, soit 56 %; sur 53 596 électeur/es inscrit/es, ça fait 38,9 %; pour une population de 73 420 gens du pays en 2016, ça fait 28,4 %. Comme réalisation du principe une personne un vote, le Monsieur ne trouve pas ça fort !

    Sous mode de scrutin CRPP, C pour circonscription, R pour région P pour province ou mieux, pays, et second P pour préférentiel, 100 % des Rosemontois/es auraient une représentation directe à l’Assemblée nationale soit par l’élu/e de la circonscription, par un/e ou des collègues élu/es dans la même région administrative, sinon par un/e ou des collègues élu/es en l’État.

    Éventuellement, en raison des changements climatiques attribuables à l’empreinte humaine sur la planète, y détenir un poids proportionnelle à l’espérance de vie plutôt qu’en vertu du principe une personne un vote.

    Je souhaite que Climat Québec se fasse le promoteur de ce nouveau mode de scrutin, en développement, faut dire. Le mode préférentiel fait que ce qui se ressemble s’additionne au lieu de se diviser comme il saute au yeux à l’image en matière d’interdépendance entre États égaux mais subalterne en monarchie.

    Je signale que l’Assemblée nationale a adopté le principe d’un changement de mode de scrutin le 8 octobre 2020. La Covid-19 a eu préséance pour une suite que la CAQ n’a pas gardé à son CONTINUONS.

    ÉVOLUONS !
    ———

    Ajout indirect de destinataires par Facebook avec la demande d’un nom de parti à la loupe en fenêtre à droite du F bleu:

    Bloc Montréal – Équipe Balarama Holness;
    Bloc pot;
    Climat Québec;
    Coalition avenir Québec;
    Démocratie directe;
    Équipe autonomiste;
    L’union fait la force;
    Nouveau Parti démocratique du Québec;
    Parti 51;
    Parti accès propriété et équité;
    Parti animal Québec / QAP;
    Parti canadien du Québec / CPQ;
    Parti conservateur du Québec – ÉÉD;
    Parti culinaire du Québec;
    Parti humain du Québec;
    Parti libéral du Québec;
    Parti libertarien du Québec;
    Parti marxiste-léniniste du Québec;
    Parti nul;
    Parti pour l’indépendance du Québec;
    Parti québécois;
    Parti vert du Québec / GPQ;
    Québec intégrité / IQ;
    Québec solidaire;
    Union nationale.