Débats
06:47 23 octobre 2021 | mise à jour le: 2 novembre 2021 à 15:16 Temps de lecture: 2 minutes

Un message rafraîchissant

Un message rafraîchissant
Photo: Métro Média

J’ai accueilli le message conjoint du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports de la France, Jean-Michel Blanquer, et du ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, comme un vent de fraîcheur sur les dérives liées à la culture de l’annulation, communément appelée cancel culture.

Depuis déjà plusieurs années, la liberté d’expression, principalement dans nos établissements scolaires, notamment dans nos universités, subit les attaques répétées de ceux qui s’auro-proclament les « défenseurs de la vérité ». En ce sens, la lettre ouverte des deux ministres répond admirablement bien à ces pratiques « qui sont à mille lieues des valeurs de respect et de tolérance sur lesquelles se fondent nos démocraties ».

Le braquage systémique contre les différences d’opinions nous ramène implacablement au vieux proverbe qui proclame que « dans le choc des idées jaillit la lumière ».Il en découle que seule la liberté d’expression permettra à la démocratie d’exercer pleinement son droit de parole inaliénable.

Dans cette foulée, l’éducation de notre jeunesse est appelée à jouer un rôle déterminant. Tous les intervenants en éducation ont le pouvoir et le devoir de former des citoyens ouverts aux débats d’opinions, l’unique moyen de confronter et de remettre en question nos idées. En conséquence, il m’apparaît primordial que nos maisons d’enseignement, du primaire à l’université, soient érigées en bouclier contre ce mouvement destructeur de l’esprit critique qui fait des ravages incommensurables particulièrement dans les médias sociaux.

Enfin j’endosse entièrement la conclusion des auteurs de la lettre d’opinion lorsqu’ils affirment que « ce n’est pas en renonçant à être qui nous sommes ni en ignorant d’où nous venons, comme le professent les « assassins de la mémoire », que nous pourrons célébrer le progrès et nous projeter vers l’avenir ».

Henri Marineau, Québec

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