Culture
15:25 17 novembre 2014 | mise à jour le: 17 novembre 2014 à 15:25 temps de lecture: 3 minutes

Enseignant dans la vie et sur papier

LECTURE. «Je crois beaucoup en ce que je fais comme enseignant. Ça ressort beaucoup dans ce que j’écris», confie Stéphane Boulé, auteur et enseignant de français à l’école secondaire Mont-Saint-Sacrement à Saint-Gabriel-de-Valcartier. En 2009, le résident de Saint-Jean-Chrysostome profite d’une rare journée de congé dans son horaire d’enseignement pour s’inscrire à la maîtrise en études littéraires. Un vieux rêve qui l’a mené à écrire son premier roman destiné à un lectorat adulte.

À l’ombre des feuilles est le fruit de la démarche artistique finale de ses études de deuxième cycle. Dirigé par Alain Beaulieu, Stéphane Boulé a découvert un processus d’écriture bien différent de celui, autodidacte, qui l’a mené à la rédaction d’un ouvrage pédagogique et d’un livre pour enfant, il y a quelques années.

Il a gagné le Prix Excellence des éditions de la Paix pour son roman jeunesse La petite odyssée du garçon dans l’escalier. En 2005, il a mis la touche finale à Vivre l’école comme on aide le pin blanc, un essai sur l’éducation publié aux éditions Anne Sigier. Enseignant depuis bientôt 25 ans, Stéphane Boulé, originaire de Loretteville, est un ancien élève de l’école secondaire Mont-Saint-Sacrement et y œuvre à son tour depuis 1992.

L’intrigue

Mikaël Langevin, le personnage principal du roman, occupe la même profession que l’auteur. Le jeune professeur vit ainsi la fin de sa première année d’enseignement. Il fera l’objet de menaces de la part d’un élève. «Au fond, c’est un roman d’apprentissage», enchaîne Stéphane Boulé ajoutant que l’histoire dévoile les moyens pris par l’enseignant pour s’en sortir.

L’apprentissage à travers la critique

«C’est toute une aventure le processus pour soumettre à des maisons d’édition», raconte-t-il. Son manuscrit a parfois été ignoré. Il a reçu des lettres de refus tantôt anonymes, tantôt personnalisées, lesquelles renfermaient des conseils précieux. «Ils ont servi à retravailler la version en vue de la soumettre à nouveau», explique Stéphane Boulé. Dans son cas, son téléphone a sonné en décembre 2013. Il s’agissait de l’appel gagnant avec un contrat d’édition comme prix.

«Si j’avais un conseil à donner aux auteurs, ce serait d’essayer d’établir un contact de personne à personne dans le processus de soumission de manuscrits, croit-il. Ceux qui répondent peuvent beaucoup apporter.»

Il mijote d’autres projets d’écriture. Reste à savoir lequel d’entre eux il choisira. Il a des idées de romans, mais aussi d’essais sur l’éducation.

«J’adore enseigner. Je me définis d’abord comme un professeur de français. L’écriture, c’est un dessert, un pur plaisir», conclut-il.

 

 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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