Culture
20:59 15 septembre 2013 | mise à jour le: 15 septembre 2013 à 20:59 temps de lecture: 3 minutes

Voir Lac-Saint-Charles avec le regard d’un autre

L’Actuel vous l’a appris en janvier dernier, huit citoyens ont pris part cette année à un projet de médiation culturelle à Lac-Saint-Charles. Accompagnés de l’artiste Florent Cousineau, ils ont conçu une douzaine d’œuvres destinées à devenir de l’art public. L’installation s’est terminée samedi et le groupe d’oeuvres Fenêtres sur le paysage dans le sentier du parc linéaire vient tout juste d’être inauguré.

«On sait que le paysage est une projection du regard, une manière de jeter le regard vers le chaos du monde pour venir cadrer un point de vue. On peut cerner le lointain comme le plus près», mentionne Florent Cousineau. Il s’agit là du thème clé du projet de médiation. Christiane Cimon, Gilles Gagnon, Guillaume LaRose-Carignan, Jocelyne Moffet, Line Plante, Louis Lafond, Sylvie LaRose et William Verge ont voulu diriger le regard des visiteurs vers des points en particulier le long du sentier du parc linéaire de la rivière Saint-Charles. Cette décision a été prise à la suite de longues discussions visant à déterminer le fil conducteur de l’œuvre publique.

À l’intérieur du terrain du Centre écologique Léopold-E.-Beaulieu, une première pièce rectangulaire où une feuille de bouleau jaune ajouté à la sculpture pointe vers le ciel. Le plus jeune du groupe, Guillaume LaRose-Carignan, a élaboré le concept lié à l’arbre emblématique du Québec. «Je suis vraiment content du résultat. Je ne pensais pas que ça allait être aussi beau», commente-t-il encore fébrile. Le jeune homme de 16 ans a trouvé l’expérience enrichissante. Le Chalesbourgeois, Gilles Gagnon, fait valoir à son tour qu’il réitérerait si l’occasion se présente. «Moi qui suis plus terre-à-terre, j’ai vécu une démarche artistique surprenante», explique M. Gagnon. Ce dernier explique que les participants de ce projet de médiation culturelle constituaient en quelque sorte une microsociété. «Il fallait essayer de comprendre les différents points de vue», précise-t-il.

Quant à la résidente de Saint-Émile, Line Plante, elle n’avait au départ aucune idée dans quoi elle s’embarquait. Le bilan est finalement positif. «Il y a tout le côté humain de participer à la réalisation d’un projet de médiation. Ce qui m’a nourri le plus ce sont les échanges entre les personnes et de connaître l’artiste», confie-t-elle.

Œuvres intrigantes

Sur la passerelle, l’une des premières fenêtres a été installée. Dans un seul geste, la personne pourra observer tout le lac. Un peu plus loin, ce sont les montagnes de Stoneham qu’elle peut admirer. Des points de vue soulignés par les participants. Un peu plus loin, un judas amène le visiteur à découvrir un balai de sorcières [Voir photo], un amas de branches tordues.

Intriguantes, les œuvres visent à faire vivre un rapprochement entre l’art et la nature. L’un des objectifs est de sensibiliser les visiteurs à l’importance de l’environnement dans la société. Un soutien financier de 23 000$ pour la réalisation du projet a été obtenu dans le cadre de l’Entente de développement culturel.

Apparition de jumelles sur le barrage

Des jumelles panoramiques ont été installées sur le barrage récemment. Les deux paires de lunettes d’approche ont été offertes par la caisse populaire Desjardins de Charlesbourg.

À lire aussi: Des fenêtres en devenir

 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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