Culture
19:54 20 septembre 2013 | mise à jour le: 20 septembre 2013 à 19:54 temps de lecture: 4 minutes

Rosaire Audet: un sculpteur prolifique oublié

Saviez-vous que des sculptures lorettevilloises, conçues il y a sept décennies, sont retracées un peu partout en Amérique du Nord? Certaines ont même été trouvées en Californie. Il s’agit des œuvres de Rosaire Audet, décédé prématurément en 1947. L’homme, autodidacte, commença le travail du bois tôt et lança son entreprise en 1939. Ses pièces ont été vendues jusque dans l’Ouest canadien et aux États-Unis.

***Des extraits d’une entrevue sont en ligne. voir plus bas.***

La Société d’histoire de la Haute-Saint-Charles lève le voile sur cet artisan ayant joué un rôle important dans la commercialisation de la culture traditionnelle québécoise. «C’est une représentation de l’image que l’on présentait du Québec vers le milieu du 20e siècle à l’époque où le tourisme s’est développé. On ventait le Québec comme un endroit qui restait inchangé où les traditions de la vielle France avaient une importance», explique le responsable du projet Rosaire Audet, Charles Breton- Demeule.

Le Lorettevillois a conçu des sculptures de toutes sortes représentant la vie québécoise de son époque comme des miniatures. La popularité pour les produits de M. Audet l’a amené à mécaniser certaines opérations. «Au départ, il y avait une pièce créée et probablement qu’il la reproduisait», fait valoir le passionné d’histoire et collectionneur d’art populaire.

Quelque temps après son décès, la famille White a pris la relève des activités de la manufacture Entreprise Audet jusqu’à la fermeture en 2009. Selon les recherches de M. Breton-Demeule, membre de la Société d’histoire de la Haute-Saint-Charles, la production aurait été diversifiée après le décès de M. Audet. Des femmes du secteur ont d’ailleurs bénéficié des retombées en peignant des statuettes et des paysages à domicile.

Afin de mettre en valeur cette richesse artistique, une exposition des œuvres de l’artiste est présentée à la population les 28 et 29 septembre dans le cadre des Journées de la culture. «On a fait cette exposition-là parce que Rosaire Audet et son entreprise étaient plus ou moins connus. On trouvait important de mettre ça en valeur non seulement pour l’histoire de Loretteville et la Haute-Saint-Charles, mais aussi à l’échelle du Québec parce que c’est vraiment une représentation de notre société», explique Charles Breton-Demeule. Ce dernier invite la population à répertorier les pièces qu’ils possèdent et même de contacter la société d’histoire. Cette dernière espère que des gens se présenteront avec leurs sculptures de Rosaire Audet à l’exposition.

Près d’une cinquantaine de pièces ont été rassemblées et certaines ont été acquises pour constituer une collection. «D’avoir acheté des pièces, ça ouvre la porte à un autre mandat pour la société et c’est un autre pan de l’histoire locale industrielle autre que le cuir», se réjouit le président, Mario Lussier. Au courant de l’année, un ouvrage de référence sera conçu afin de répertorier les oeuvres et diffuser les connaissances au sujet du Lorettevillois. L’objectif ultime du responsable du projet sur Rosaire Audet, Charles Breton-Demeule, est d’éveiller les consciences et de s’assurer que les pièces soient transmises, préservées et appréciées à leur juste valeur.

 L’exposition est présentée le 28 et le 29 septembre de 10h à 16h à la bibliothèque Chrystine-Brouillet (264, rue Racine). Pour contacter la Société d’histoire de la Haute-Saint-Charles 418 641-6412-8638 ou societe_hst_hstc@hotmail.com

 

**À voir sur http://www.lactuel.com: Des extraits d’entrevues sont en ligne: Charles Breton-Demeule explique la signification des œuvres de Rosaire Audet et il invite la population à prendre conscience de la valeur des pièces pour la société.

 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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