Culture
15:31 11 avril 2022 | mise à jour le: 11 avril 2022 à 17:22 Temps de lecture: 3 minutes

Bach: Inventions réinventées au Diamant

Bach: Inventions réinventées au Diamant
Photo: GracieusetéCharles Gagnon et la classe de création musicale du Conservatoire de musique de Québec se préparant à l’enregistrement de l’œuvre symphonique du compositeur étudiant qui participera à l’événement Bach : Inventions réinventées.

Le Diamant présente ce soir une collaboration entre les Violons du Roy et le Conservatoire de musique de Québec. Sous une formule expérimentale combinant concert, conférence et concours, l’événement, Bach: Inventions réinventées, fait le pont entre les œuvres anciennes et la musique classique moderne. Offrant la chance à quatre étudiants en composition de porter leurs œuvres dans le monde, ce sera l’occasion pour les amateurs de Bach de voir son génie réinterprété.

La volonté de valoriser le piano de Gilles Tremblay, compositeur québécois de renom, a été à l’origine du projet. L’instrument, présentement installé au Diamant, aura rassemblé les différents acteurs du milieu culturel qui portent maintenant l’événement à sa réalisation. «Longtemps l’idée a flotté dans l’air et c’est la rencontre des intérêts des acteurs du milieu qui aura concrétisé le projet», explique Charles Gagnon, l’un des quatre étudiants de la classe de création de Yannick Plamondon qui donnera une seconde vie à l’œuvre de Bach.

Le piano doré de Gilles Tremblay sera joué par Mélisande McNabney, qui présentera la version originale des Inventions de Bach, dans une première partie succédé par la transcription des étudiants compositeurs.

Ainsi, Raphaël Dubé, le petit-fils de Gilles Tremblay et membre des Violons du Roy, aura l’occasion de célébrer l’héritage de son grand-père et de mettre en valeur le travail de musiciens et compositeurs contemporains.

«On reprend les Inventions de Bach, des œuvres destinées au piano, et on les transforme pour être joué sur des instruments à cordes tout en essayant d’être fidèle au génie et à l’universalité de sa musique», déclare M. Gagnon. «Ce sera ensuite au public de juger du succès ou de l’échec de la chose.» Car le concert, présenté sous forme de concours, invite les spectateurs à voter et à élire un gagnant.

«C’est une première pour ce genre de concept, ce n’est pas quelque chose qui arrive normalement, précise le jeune compositeur. Cette formule dynamique provient d’une véritable volonté de se serrer les coudes dans un milieu qui a la vie difficile. On veut faire vivre la musique classique et la coopération profite à tout le monde. Ça permet de mettre les choses en action et de contourner les nombreux défis qui entravent la réalisation d’un projet.» On peut penser à la question du budget, mais il s’agit aussi d’accessibilité, que ce soit à une salle de concert, aux instruments ou aux objets techniques.

«Un orchestre c’est une machine énorme qui coûte une fortune à faire fonctionner et qui dépend d’une logistique complexe et en associant les moyens des différents acteurs et organismes du milieu, il est plus facile de réaliser un projet. Mais, il est aussi plus rentable, car le regroupement des intérêts contribue grandement à l’attrait du spectacle.» Que vous vouliez découvrir le Diamant et le piano de Gilles Tremblay ou que vous vouliez encourager les jeunes compositeurs de Québec ou tout simplement découvrir la musique de Bach actualisée par les techniques de la musique classique moderne, cet événement sera l’occasion de découvrir et de vivre la culture dans une formule inédite.

 

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