Culture
15:35 18 novembre 2021 | mise à jour le: 18 novembre 2021 à 15:40 Temps de lecture: 3 minutes

Rétrospective et avenir au Salon du livre des Premières Nations

Rétrospective et avenir au Salon du livre des Premières Nations
Photo: Gracieuseté Nicolas Ottawa

Pour le 10e anniversaire du Salon du livre des Premières Nations Kwahiatonhk! qui commence ce jeudi jusqu’au 21 novembre, le directeur Louis-Karl Picard-Sioui et son équipe ont souhaité mettre l’accent sur une rétrospective de 40 ans de littérature autochtone au Québec mais aussi sur le futur à imaginer pour la littérature des Premières Nations.

Pour cette 10e édition, le Salon se tiendra à la Maison de la littérature et au Morrin Centre, deux partenaires de longue date de l’organisation. Nouveauté cette année, la salle Multi a été aussi choisie pour présenter les spectacles prévus.

Une littérature en transformation

«Il est intéressant de voir qu’il y a une diversification de la littérature autochtone. Avant, on était beaucoup figé dans le passé, avec les contes et légendes ou de la poésie contemplative. Désormais, il y a une explosion des styles, des gens, des démarches et des thématiques. On est maintenant rendu à rêver demain», résume Louis-Karl Picard-Sioui, faisant notamment référence au recueil d’anticipation Wapke («demain» en langue atikamekw), le premier recueil de nouvelles d’anticipation autochtone publié au Québec et à l’exposition Le legs, qui sera présentée au Morrin Centre et qui explore les valeurs immémoriales des Premières Nations à travers un métarécit d’anticipation.

«On a demandé aux auteurs selon leur perspective quel était leur legs, quelle valeur millénaire ils choisissaient. Quand on parle de legs autochtone, on parle souvent de techniques artisanales, d’objets… Comme si il n’y avait pas toute un spiritualité, une gouvernance, un savoir-être et une philosophie, exprime le directeur. On a ensuite demandé aux artistes visuels de créer des œuvres en fonction des textes. Il y a de tout avec des propositions d’artistes de tous les horizons».

«On est rendu là»

Natasha Kanapé Fontaine présentera une lecture en innu-aimun (surtitré en français) de l’essai biographique Je suis une maudite sauvagesse d’An Antane Kapesh. «Un spectacle entièrement en langue autochtone, on peut faire ça au Québec, on est rendu là», se réjouit M. Sioui.

Programmation

Comme dans tout salon du livre, le public pourra aller à la rencontre d’auteurs et se faire dédicacer des livres. Il y aura aussi un volet tables rondes pour des discussions avec les auteurs et poètes. L’exposition Le legs sera aussi à découvrir en entrée libre au Morrin Centre et des spectacles découvertes seront proposés à la Salle Multi.

En partenariat avec les bibliothèques de Québec, des spectacles seront présentés dans certaines bibliothèques pour initier petits et grands à la littérature autochtone.

Enfin, un bingo littéraire aura lieu pour clôturer le Salon. «C’est un show, un party. Un quizz littéraire qui permettra aux gens de faire plein de découvertes et de tester leurs connaissances».

Les artistes invités montreront la diversification de la littérature des Premières Nations. «On doit toujours trouver un juste équilibre avec des valeurs sûres que les gens connaissent bien, mais aussi avec des artistes émergents pour justement rêver demain», conclut le directeur du Salon.

À noter, les photos fournies ont évidemment été prises avant l’arrivée de la pandémie. Pour la programmation complète, visitez kwahiatonhk.com/edition-2021

 

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