Culture
13:45 3 mars 2021 | mise à jour le: 3 mars 2021 à 13:45 temps de lecture: 3 minutes

Banjo et yodle avec Margaret Tracteur

Banjo et yodle avec Margaret Tracteur
Photo: /Photo gracieuseté

FOLK. Gabrielle Noël Bégin fait partie de la scène musicale underground de la Capitale depuis plusieurs années. Participant régulièrement à des projets musicaux très variés allant du métal à des cover, l’année 2020 lui a permis de concrétiser le projet de son alter ego, Margaret Tracteur. Elle lancera donc un premier EP où les sonorités folk du banjo vont de pair avec sa voix qui met de bonne humeur, très prochainement.

Gabrielle Noël Bégin, alias Margaret Tracteur a étudié en musique, la guitare principalement. Alors qu’elle jouait dans un ancien groupe de deux guitares, elle s’est fait suggérer de changer d’instrument pour un son plus varié. «J’ai beaucoup pratiqué alors j’ai maîtrisé la technique rapidement, fait valoir l’artiste. L’instrument n’est pas accordé comme une guitare, mais ce n’est pas le plus difficile. C’est en fait la main droite avec le picking le plus difficile, c’est vraiment une technique propre au banjo».

Un voyage pour se faire confiance

Le projet de Margaret Tracteur, Mettre la charrue devant les boeufs, mijote depuis longtemps. «J’ai voulu partir en voyage après la dissolution de mon groupe [de guitare], à 32 ans, un peu comme une éternelle adolescente», s’amuse-t-elle. Je suis partie pendant six mois en faisant du pouce. Je n’avais pas fait beaucoup de projets toute seule, alors ça a été un test pour ma confiance en moi», confie celle qui dit avoir manqué de confiance en chant au début.

La musique dans la rue

C’est lors de ce voyage que le projet s’est concrétisé. Gabrielle alias Margaret s’est produite comme musicienne de rue un peu partout où elle a baroudé, en particulier pour se dégêner au chant avec des inconnus. Mais Margaret Tracteur a également son permis d’amuseur public à Québec depuis de nombreuses années. Elle fait partie du paysage de la Ville lorsqu’il est temps de flâner dans les rues du centre-ville par une belle soirée d’été. «C’est vraiment différent de la scène. Il y a vraiment quelque chose de plus personnalisé avec le public, de plus proche».

En plus d’avoir concrétisé le projet Margaret Tracteur, Gabrielle Noël Bégin participe à d’autres projets dans des styles de musique très différents, comme le projet Scare, du métal punk, un tout autre domaine que le folk.  «Ce dans quoi je me sens le mieux? J’aime avoir plusieurs projets de style varié. Ça vient combler différents aspects de ma personnalité et je me sens complète».

Ce qu’elle aimerait pour le futur? Comme beaucoup de ses collègues artistes, la pandémie lui a appris à ne pas voir trop loin en raison de l’incertitude qui plane. «J’essaie de pas me faire de plan précis pour pas être déçue. J’ai abordé ce projet-là en faisant rien en trop grand», précise-t-elle. Mais si les occasions de jouer cet été sont là, vous pourrez sûrement l’apercevoir lors de votre promenade en ville ou encore à un festival de musique. En attendant, on peut écouter Mettre la charrue devant les bœufs en se laissant entraîner par les rythmes du banjo et des violons, agrémentés de la poésie des paroles et les jeux de mots ainsi que le yodle, qu’elle maîtrise très bien.

 

 

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