Culture
19:26 9 septembre 2020 | mise à jour le: 9 septembre 2020 à 19:26 temps de lecture: 3 minutes

FCVQ: des salles virtuelles et un public plus large à l’horizon

FCVQ: des salles virtuelles et un public plus large à l’horizon
Photo: (Photo gracieuseté - FCVQ)

7e ART. Le défi a été de taille en 2020 pour programmer la 10e édition du Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ), qui prendra place du 16 au 20 septembre prochains. Pour le moment 100% en ligne avec quatre salles virtuelles, des films en direct et des bonus cinématographiques, le festival devra miser moins sur les rencontres physiques que sur la conquête d’un public plus large.

Pivoter d’une programmation traditionnelle à une édition en ligne ne se fait pas sans beaucoup d’efforts en amont et une capacité à virevolter au milieu des nombreuses incertitudes. «L’absence de Cannes, ça a été un gros trou. Heureusement, j’ai quand même pu aller à Berlin [au festival international La Berlinale] en février voir plein de beaux films», exprime la directrice de la programmation, Laura Rohrard. L’absence du célèbre festival français a fait en sorte que la date de sortie de nombreux longs-métrages a été repoussée. «Beaucoup de distributeurs ne savent pas quand ils vont sortir leurs films», se désole celle qui avait identifié beaucoup de titres qu’elle a dû mettre en attente à au moins l’année prochaine.

Quatre salles virtuelles, un abonnement

«Il y aura des films en direct, mais aussi des accompagnements, comme des discussions préenregistrées avec des cinéastes, des introductions, des bonus», explique la directrice et cinéphile. Quatre salles (dont trois payantes) auront leur propre ADN cinématographique: la salle Québecor (salle prestige), la salle Hydro-Québec (salle underground et découvertes) et la salle Restos Plaisirs (salle cinéphilique). S’ajoute la salle Desjardins, ouverte gratuitement le samedi 19 et le dimanche 20 septembre, qui offrira au grand public une programmation variée et inclusive, allant des programmes famille aux longs métrages, un peu à la manière du cinéma en plein air de Place d’Youville. L’organisation du Festival est toujours en pourparlers pour réussir à offrir quelques films en présentiel dans des cinémas de la région. «On essaie fort, mais ce n’est pas simple à arrimer, on espère toujours», indique Mme Rohrard.

Large place aux documentaires et à Québec

«On est un festival généraliste, donc on présente de tout et beaucoup de documentaires ont trouvé leur place», fait valoir la directrice. Également, la capitale aura sa tribune avec la section <@Ri>Gros plan sur Québec<@$p>. On y présentera des personnalités comme Jacques Leblanc, comédien de Québec ou encore la conseillère municipale Alicia Despins qui y parle des efforts effectués pour attirer des tournages en ville.

Local mais aussi pancanadien

Cette édition virtuelle permet un créneau que les éditions précédentes n’ont pas pu exploiter au maximum. En 2020, l’occasion de rejoindre un public auquel le Festival n’a pas accès habituellement sera développée à son plein potentiel. «On espère rejoindre un public pancanadien et être capable d’aller rejoindre d’autres festivaliers. L’avantage, c’est que lorsqu’on achète une seule CinéPass, tout le monde en profite à la maison», indique la directrice de la programmation.

Billetterie et informations sur les films au www.fcvq.ca/

Errance sans retour sera présenté en première mondiale, après l’exposition du même nom sur le camp de réfugiés rohingyas proposée au MBNAQ.

 

 

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