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14:40 22 mai 2020 | mise à jour le: 22 mai 2020 à 14:40 temps de lecture: 4 minutes

Livres à l’auto et à emporter: les bibliothèques reprennent du service

Livres à l’auto et à emporter: les bibliothèques reprennent du service
Photo: (Photo Métro Média - Archives)

LECTURE. Depuis leur fermeture à la mi-mars, les bibliothèques du Québec ont continué à offrir un service de prêts de livres et documents numériques, une offre qui s’est ajustée à une demande en forte hausse. Les installations municipales recommenceront leurs prêts de documents imprimés dès le 29 mai, mais en formule sans contact et sans ouvrir leurs portes au public.

Dernier outil de l’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ), une plateforme de suggestions de lecture intitulée Quoilire.ca qui offre d’abord un catalogue de recherche par thèmes, des suggestions selon les sujets, mais également, si on en fait la demande à l’aide d’un formulaire en ligne, des conseils personnalisés de bibliothécaires qui recherchent pour nous des ouvrages. «Le formulaire veut reproduire ce qui se passe en bibliothèque, les discussions et les conseils qu’on demande aux employés lorsqu’on s’y rend. Il faut essayer de rester en contact avec nos abonnés», indique Denis Chouinard, président de l’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ). Dernier volet, la plateforme virtuelle propose des capsules vidéo de bibliothécaires qui parlent de livres sur des thèmes spécifiques.

Du jamais-vu pour le livre numérique

Rappelons que les bibliothèques ont à peu près toutes fermé à la mi-mars. En mars 2020 comparativement à mars 2019, une augmentation de 56% des prêts numériques a été constatée. En avril 2020, comparativement au même mois de l’année précédente, on observe une hausse de 140%. Alors que le mois de mai n’est même pas encore terminé, il y a 145% de plus de prêts virtuels qu’en mai 2019.

Également, les jeunes abonnés n’étaient pas friands des documents virtuels en temps normal, mais la pandémie a complètement changé la donne. Alors que 163 000 prêts numériques d’ouvrages jeunesse ont été empruntés pendant l’année 2019, en seulement 72 jours depuis la fermeture physique des lieux, les jeunes ont emprunté déjà 172 000 livres et documents jeunesse (de tous types, de 0 à 17 ans). «Le livre numérique va peut-être devenir plus populaire qu’il l’était auparavant», se réjouit M. Chouinard.

Retour aux imprimés

Il n’y a pas de réouverture prévue des lieux publics dédiés aux livres jusqu’à nouvel ordre, mais le prêt physique va pouvoir reprendre. «On se prépare au prêt sans contact. Ce sera comme un take out du livre», explique le président. Par téléphone ou courriel, on pourra demander des livres sur tel ou tel sujet, les employés prépareront un sac qu’on pourra aller chercher à l’entrée de la bibliothèque ou en service à l’auto, si la bibliothèque l’offre. Lors de leur retour, les livres imprimés seront gardés en quarantaine pendant 72h pour ensuite retourner sur les rayons. Les employés des bibliothèques publiques devraient être de retour sur le plancher pour servir les clients de cette nouvelle façon, mais pas tous en même temps, afin de respecter la distanciation sociale et éviter une contamination.

«Les comptoirs de prêt seront le seul service disponible dans l’ensemble du réseau des bibliothèques publiques du Québec à partir du vendredi 29 mai. Les utilisateurs des bibliothèques devront rester dans la zone du comptoir de prêt alors que seul le personnel autorisé pourra déambuler dans les allées de livres», a déclaré la ministre de la Culture et des Communications Nathalie Roy en point de presse.

«On a constaté que les bibliothèques étaient des incontournables. Elles font partie des mœurs des gens. Si la pandémie peut avoir un effet positif, c’est qu’on reconnaisse davantage leur rôle», espère Denis Chouinard.

 

 

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