Charlesbourg Express
11:31 19 août 2019

Mise en lumière d’enjeux humains: le travail d’une documentariste

Mise en lumière d’enjeux humains: le travail d’une documentariste
Photo: (Photo gracieuseté)

PORTRAIT. Karina Marceau cumule presque 20 ans de carrière en tant que conceptrice, réalisatrice et documentariste. Venant du monde du journalisme et des médias, elle a tout quitté en 2002 pour approfondir ses idées et les mettre en forme derrière la caméra. La documentariste a réalisé des films sur une variété de propos, autant à l’étranger qu’au Québec. Celle-ci a obtenu plusieurs prix au cours de sa carrière pour l’originalité de ses sujets, qui vont des femmes dans le monde de la construction à l’aliénation parentale en passant par la maltraitance chez les animaux domestiques.

Comment Karina Marceau choisit-elle ses sujets? «C’est très intuitif. Je fonctionne par coups de cœur, qui viennent au gré des rencontres humaines. […] C’est très rare qu’on trouve des gens qui ne sont pas intéressants», explique-t-elle.

Un quotidien structuré dans un environnement en changement

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Avec les Netflix de ce monde, la recherche d’un diffuseur qui accepte les projets est une quête ardue. Karina Marceau, mère d’un petit garçon et belle-mère de trois adolescents, parvient à concilier travail et famille. «Le plus difficile, c’est d’être partout à la fois et de réussir à faire tout passionnément», fait-elle valoir. La réalisatrice confie également qu’avec l’univers télévisuel en changement, ses journées doivent être très structurées et que l’organisation en amont demande une préparation très précise. «Si je n’avais pas travaillé dans une salle de nouvelles, je ne pourrais peut-être être pas aussi efficace», croit-elle. Malgré les difficultés ponctuelles, elle ne changerait de métier pour rien au monde. «Je suis sur mon X», souligne la réalisatrice.

Dans le cadre de son travail au cours des dernières décennies, l’arrivée de nouvelles technologies a beaucoup aidé, en particulier avec la taille réduite des caméras et l’arrivée des drones. «Avant, on était obligé de louer un hélicoptère pour prendre des photos aériennes», se souvient-elle.

Des sujets graves dans la lumière

La conceptrice travaille sur des sujets qui peuvent sembler lourds au premier abord. Dans ses projets en cours, elle planche d’ailleurs sur un documentaire qui parlera de personnes qui ont subi de graves atteintes physiques, du rapport à la douleur, du deuil à faire d’un certain corps, de difficultés relationnelles en lien avec cette perte corporelle. Karina Marceau parlera également du deuil périnatal et les photographes qui viennent en escouade photographier des nouveau-nés décédés. Elle souhaite mettre en valeur leur travail, qui aide à surmonter la terrible perte. «Le défi c’est d’être encourageant sans être jovialiste. […] Je ne veux pas que le téléspectateur soit accablé en regardant ça. J’essaie d’y trouver une lumière qui va favoriser la mobilisation. Sinon, ça n’énergise pas», exprime-t-elle.

Sentiment d’appartenance

Karina Marceau produit du contenu pour des diffuseurs nationaux et même si elle a résidé pendant 14 ans à Montréal, elle est revenue dans sa ville natale il y a une dizaine d’années. Elle trouve important que les gens sachent qu’elle travaille de Québec, malgré la pertinence nationale de ses sujets. Elle souhaiterait qu’on ne l’associe plus à Montréal, elle qui a passé 19 ans à Charlesbourg et qui réside désormais dans Montcalm.

 

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