Culture
13:09 20 mars 2019

Des spectacles multifacettes au futur Diamant

Des spectacles multifacettes au futur Diamant
Photo: (Esquisse gracieuseté – COARCHITECTURE / IN SITU / JACQUES PLANTE ARCHITECTES)

DIFFUSION. Il est loin, le temps où Robert Lepage parlait de son projet au maire Jean-Paul L’Allier en 2004. L’homme de théâtre peut enfin souffler, son bébé est achevé à 70%. La salle de spectacle Le Diamant qui se veut un lieu de rayonnement culturel, devrait accueillir ses premiers spectateurs en septembre prochain.

Plus de 6500m3 de béton ont été coulés lors de la construction de l’édifice. La structure intérieure ainsi que l’essentiel du mur rideau de verre sérigraphié qui domine la rue des Glacis sont presque achevés. Les prochaines étapes concernent les travaux de finition intérieure et d’électromécanique (conduits de ventilation, plomberie, drainage, système de protection incendie, plomberie) des quelque 8 100 m2 du bâtiment. Au printemps, les revêtements extérieurs manquants seront installés.

L’architecture de la salle de spectacle, qui servira de lieu de diffusion et de création, a été conçue en utilisant à la fois la modernité et l’histoire. La façade en verre de la rue des Glacis côtoie les arches et fenêtres de l’ancien YMCA de la Place D’Youville. Des artefacts de décor de l’ancien cinéma de Paris seront d’ailleurs mis en valeur dans le grand hall. Deux colonnes de fonte qui ont été découvertes lors des travaux ont été réutilisées comme éléments de décor intérieur.

De l’art sous toutes ses formes

Même si la configuration principale de la salle de diffusion est à l’italienne, elle pourra être modulable selon les besoins et des spectacles de tous types y sont attendus. D’une grandeur de 40m par 18m, elle sera «l’une des plus grandes boîtes noires du Canada», a fait valoir Bernard Gilbert, directeur général du Diamant, lors de la visite du chantier. Le lieu de diffusion est composé d’environ 650 places rétractables lors de soirées de musique techno, par exemple. Le cadre de scène s’apparente à celui de la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre, selon M. Gilbert. La salle dispose d’un élévateur de scène qui permettra un espace comparable à une fosse d’orchestre dissimulable au besoin.

Un lieu de création qui aura la superficie de la scène de la salle de spectacle pourra servir de terrain de répétition et de création pour la compagnie Ex Machina de Robert Lepage, qui l’utilisera entre six et 10 mois par année. Le temps non utilisé pourra servir à des résidences artistiques ou des créations d’autres compagnies.

De plus, des ancrages au sol ont été directement coulés dans le béton pour accueillir spécifiquement les arts du cirque.

Opéra, théâtre, cirque, musiques de tous genres, créations multidisciplinaires et même cinéma, la programmation devrait être particulièrement diversifiée. Les activités inaugurales sont prévues lors de la Fête du travail.

Une œuvre d’art de Claudie Gagnon

L’oeuvre d’art public est signée Claudie Gagnon. (Esquisse gracieuseté – COARCHITECTURE / IN SITU / JACQUES PLANTE ARCHITECTES)

L’œuvre de l’artiste en arts visuels Claudie Gagnon a été choisie pour faire partie intégrante de l’extérieur du Diamant, dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement du Ministère de la culture et des communications du Québec. «On était préoccupé de ne pas avoir pu récupérer l’affiche du cinéma de Paris», a confié Robert Lepage qui se réjouit que l’œuvre de Claudie Gagnon comprenne une évocation contemporaine de l’ancienne enseigne. Atomes ou le fruit des étoiles est composé de cinq couches de verre et aura un effet kaléidoscopique qui travaillera la lumière et la fibre optique la nuit. La réalisation de l’œuvre, assurée par Ludovic Boney, en est à ses débuts, selon Mme Gagnon. Atomes ou le fruit des étoiles devrait être installée à la mi-août.

 

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