Culture
10:00 12 janvier 2019

Cinéma et Télévision de Québec : Une relève se prépare à Loretteville

Dans l’ordre habituel, Martin Matte, Marie-Ève Mercier et Yvon Mercier.

Née d’une idée d’un regroupement d’hommes d’affaires qui ont acquis le bâtiment de Loretteville, l’école de Cinéma et Télévision de Québec (ECTQ) forme chaque année quelque 80 étudiants. Parmi ceux-ci, nous retrouvons les comédiens Anne-Marie Fraser (Humoriste Festival Le Tremplin de Dégelis), Mathieu Simard (Normand Ward – District 21) et Patrick Gauthier (Tisiphone film Le Maudit).

La qualité technique de l’image, la baisse du coût des appareils et la facilité de diffuser sur le web permettent aujourd’hui un usage plus répandu du matériel audio et vidéo. «Ça ne veut pas nécessairement dire que l’on sait quoi faire avec ces outils-là», reconnaît Marie-Ève Mercier, vice-présidente et directrice administrative de l’ECTQ.

Le cofondateur de l’entreprise, Yvon Mercier, était caméraman dans les années 1970 à télévision Rive-Sud de Lévis. «Le secteur immobilier, dans lequel il a également travaillé, lui a permis d’acheter l’édifice en 2004, dans lequel il y avait déjà un regroupement de gens du milieu du cinéma.» Marie-Ève Mercier indique que l’idée était de palier au problème de formation de la relève de la main-d’œuvre et à l’absence de programmes spécifiques au cinéma.

«Il fallait permettre à des professionnels de se regrouper, pour qu’ils puissent donner des cours pratiques sur les divers éléments composant le cinéma, et trouver une façon de former une relève concrète dans le milieu et les garder le plus longtemps possible à Québec», fait observer Yvon Mercier. Au fil du temps, plusieurs finissants de l’école professionnelle ont démarré leur boîte de production en cinéma dans la Capitale.

Marie-Ève Mercier dans une salle de cours.

Le talent de Québec

L’arrivée de l’informatique a métamorphosé chacun des secteurs du cinéma et de la production audio-vidéo admet Martin Matte, professeur à l’ECTQ et scénariste/réalisateur à Québec depuis plus de 35 ans. «Il y a des logiciels qui permettent d’écrire des scénarios qui sont très performants et le côté technique est encore plus évident.» Il ajoute qu’un réalisateur ne peut pas être obligatoirement un pro à tous les niveaux mais il doit savoir comment cela fonctionne. «Ce n’est pas un monteur, mais il doit savoir quoi exiger de celui-ci. Il faut qu’il gère, entre autres, l’éclairage, les acteurs et les monteurs. Être réalisateur c’est devenir chef d’entreprise.»

La ville de Québec est de plus reconnue comme un centre d’enseignement cinématographique. «Des Coréens sont souvent venus tourner à Québec ainsi que d’autres grandes productions asiatiques. On a beaucoup de talent dans la capitale. La série Révolution c’est une boîte de production de Québec qui s’en occupe tout comme LOL», soutient Yvon Mercier.

La vice-présidente rappelle que la Table de concertation de l’industrie cinématographique et télévisuelle de la Capitale nationale a comme objectif de stimuler et favoriser l’accroissement de projets. «Les boîtes de Québec ont suffisamment de projets, mais elles manquent de financement via les enveloppes budgétaires disponibles pour tout réaliser.»

«Comme mon père me le disait autrefois, tu apprendras sur le terrain et c’est justement ce que l’on fait ici», a conclu Yvon Mercier.

«La moitié de nos étudiants viennent de l’international et l’autre moitié de partout au Québec. La formation continue fait partie du métier.»

Marie-Ève Mercier

Un petit groupe d’élèves inscrits à la session automnale.

Alain Couillard


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