Culture
13:10 23 octobre 2018

Le retour aux sources du réalisateur Louis Bélanger

FILM. L’équipe de tournage du film Vivre à cent à l’heure (titre de travail) était à Québec la semaine dernière pour tourner des scènes qui se passent dans la Capitale et à Charlesbourg.

Louis Bélanger sur le tournage de <@BVi>Vivre à cent à l’heure<@$p> avec ses jeunes comédiens à Québec.

©Véro Boncompagni-2018

Inspiré de la vie du réalisateur qui a grandi à Québec, le film se veut une fiction avec quelques faits vécus pour points de départ. Le personnage principal s’appelle d’ailleurs Louis. Il est joué par quatre acteurs différents à quatre âges variés de sa vie.

Se réclamant de la comédie dramatique, le film parle d’une gang d’amis qui passent de l’enfance à l’âge adulte en côtoyant le milieu de la revente de drogue, entre autres. «J’amène un regard plein de tendresse sur ces jeunes, même si c’est quand même assez rock’n roll, confie Louis Bélanger. «Je crois que ma mère n’aimera pas certaines scènes qui sont plutôt dures, insiste Rémi Goulet, le comédien qui joue Louis à l’âge adulte. Mais c’est un film sur l’amitié, sur comment chaque choix qu’on fait nous amène sur un certain chemin. Il y a beaucoup de lumière».

« VIVRE À 100MPH »

(Photo gracieuseté – Véro Boncompagni, Lyla Films)

«Charlesbourg, le quartier de ma jeunesse»

@R:Le réalisateur a voulu que le film se déroule dans le coin où il a grandi. «Ça n’a pas été facile de fermer une partie du boulevard Henri-Bourassa!», explique M. Bélanger qui devait s’assurer que les éléments de décor soient en phase avec l’époque. Les voitures modernes ont été proscrites. «En régie ils ont travaillé fort, ils ont dévissé des pancartes, entre autres», a-t-il mentionné. Louis Bélanger a fait savoir qu’en postproduction, il y a quand même beaucoup d’éléments sur lesquels on peut jouer, comme effacer certains détails.

Homogénéité

Lorsque quatre comédiens avec des énergies variées jouent le même rôle, il peut être difficile de se coordonner. Rémi Goulet a confié avoir pris l’initiative de regarder les plus jeunes jouer afin de se synchroniser pour interpréter Louis Jacques, le personnage principal.

Le casting a été difficile mais finalement, les comédiens ont de frappantes ressemblantes dans leur façons d’incarner le même personnage, de l’avis de François Tremblay, le producteur du film. 

Jouer avec des objets d’une autre époque: les défis des jeunes acteurs

Une partie du film raconte l’histoire de Louis Jacques et sa bande d’amis alors qu’ils ont tous à peu près 13 ans. Les comédiens qui ont cet âge ont dû apprendre à se familiariser avec une époque pas si lointaine mais qui leur est pourtant totalement étrangère.

Le personnage de Louis est joué par quatre acteurs différents dont la moitié sont des enfants. «C’est un défi différent de diriger de jeunes acteurs. Je suis moins dans mes bottines», admet le réalisateur qui a l’habitude de tourner avec des comédiens très expérimentés comme Céline Bonnier ou encore Gilles Renaud. Il est sorti de sa zone de confort pour Vivre à cent à l’heure puisqu’il a dû diriger des enfants et des préadolescents.

Dylan Walsh, Elijah Patrice-Beaudelot et Zackary Méthot jouent une bande d’amis dans une histoire campée il y a une quarantaine d’années.

(Photo Métro Média – Perrine Gruson)

Elijah Patrice-Beaudelot joue le personnage principal en jeune adolescent. Il a confié n’avoir jamais vu un film avec une histoire semblable. «Il y a des choses [que je joue] que j’aurais jamais cru faire», mentionne l’adolescent de 13 ans.

Dylan Walsh, qui joue Éric Langevin, trouve que jouer dans un film est plus difficile que jouer dans une publicité. «Tu dois montrer une émotion sur plusieurs scènes», explique le jeune.  La bande des jeunes adolescents est ravie d’avoir les conseils de Louis Bélanger. «Il est vraiment réceptif, il nous conseille de le jouer comme on le ressent», raconte Dylan Walsh. «Il aime qu’on pose des questions mais veut surtout qu’on ait du fun, tout en restant concentrés», conclut Zackary Méthot qui personnifie Daniel Guérette.

Les difficultés d’un film «historique»

«L’histoire se passe dans les années 1970-1980, c’est un gros défi pour ces jeunes, ils n’ont jamais mis un 33 tours sur une platine, c’est de l’inconnu pour eux, ils n’ont aucune référence. J’ai dit à mon équipe de leur donner les éléments de jeu vraiment à l’avance pour qu’ils puissent se familiariser avec», fait valoir le réalisateur.

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