Culture
13:55 28 juin 2016

Inauguration d’une sculpture interactive pour démocratiser l’art public

ARTS VISUELS. La Ville de Québec a procédé lundi à l’inauguration de l’œuvre d’art public Le confident, érigée en face de l’église Saint-Rodrigue à Charlesbourg. Signée Valérie Potvin, la sculpture s’inscrit dans le cadre du programme de mentorat en art public de Première Ovation qui, à terme, dotera chaque arrondissement d’une création à l’image de son lieu d’accueil.

Grande tête blanche encapuchonnée d’une hauteur de 12 pieds, Le confident ménage un espace sous sa gorge d’or où le passant peut s’arrêter un moment pour y apprécier jeux sonores et écho. Sa source d’inspiration: les niches du clocher de l’église, dont la sculpture en acier reprend la forme pour favoriser une expérience interactive avec le citoyen, qui en devient partie intégrante.

Guidée par sa préférence pour la représentation humaine, au cœur de son travail d’artiste, Valérie Potvin a joué en outre sur le symbole du capuchon. Par lui, «je voulais autant renvoyer au vêtement d’église et à une idée de classique, que toucher au vêtement contemporain et faire référence aux jeunes du quartier», a expliqué l’artiste de la relève, qui a bénéficié du mentorat de Jean-Pierre Morin pour mener à bien son projet.

Si le directeur du soutien à la diffusion et au rayonnement international du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a souligné la polysémie de l’œuvre, ouverte aux interprétations, le vice-président de la Fabrique Saint-Charles-Borromée n’a pas manqué d’offrir sa propre compréhension de la sculpture, qui aurait «pour sens le recueillement et l’expérience avec soi-même. […].Le confident représentera, pour tous ceux et celles qui le croiseront, ce symbole de la recherche intérieure qui anime chaque personne», a ainsi déclaré Jean-Pierre Gagnon.

Enrichir le paysage culturel

Première œuvre lauréate du nouveau concours de bourse en arts visuels de Première Ovation, Le confident a nécessité un investissement de 35 000$ que se partagent la Ville de Québec, le ministère de la Culture et le CALQ. Non seulement cherche-t-on ainsi à encourager les artistes en émergence, mais également à démocratiser l’art aux quatre coins de la ville.

«C’est la première, mais ce ne sera pas la dernière; il y en aura d’autres dans les autres arrondissements. On a trouvé important, quand on a adopté la Vision du développement de l’art public en 2013, de faire éclater l’art public à l’extérieur des frontières du centre-ville», a précisé Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif de la Ville.

Québec Hebdo

Viviane Asselin


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