Culture
15:25 28 février 2018 | mise à jour le: 28 février 2018 à 15:25 temps de lecture: 3 minutes

On se parle pareil même si on ne se parle pas

La relation père-fils, voilà le thème à la fois universel et énigmatique du nouveau recueil de poésie de Stéphane Picher, Le combat du siècle, paru aux éditions du passage.

Stéphane Picher dévoile dans son recueil de poésie des fragments de sa relation avec son père

Photo TC Media – Mona Lechasseur

Cet ouvrage se construit en trois parties, exposant diverses métaphores pour mettre à l’avant-plan les tensions latentes et les non-dits présents dans une relation père-fils. Les trois étapes ont comme trame de fond le sport. Au début, c’est la pêche sur le lac, le silence, la fuite. Ensuite vient le ring de boxe, la confrontation. Finalement, il y a le terrain de baseball, qui montre l’équilibre et la connexion que créent la communication et l’affection entre un père et son fils. Au fil des poèmes qui se succèdent, on sent une gradation positive de la relation. L’ouvrage expose aussi une réflexion sensible et violente sur le choc des générations. En filigrane se dessine une réflexion sur la construction de la masculinité. 

«En plus de ces aspects, je voulais mettre à l’avant-plan la beauté et le positif de la non communication, explique le poète du quartier St-Sauveur. Dans une discussion, on parle parfois de divers sujets sans se dire les vraies affaires. Malgré cela, on apprend à se connaitre quand même. Je crois qu’on devrait se dire davantage de belles choses, et se parler plus naturellement.»

Plonger au cœur du passé

Le poète confie que l’écriture de ce recueil a été thérapeutique pour lui, puisqu’il a dû plonger dans ses émotions les plus lointaines pour les exposer sur papier. «Ce sujet de réflexion m’a permis de revisiter mon enfance, et de revivre certaines émotions du passé. Je suis d’avis que plus on apprivoise la relation père-fils, moins on reste sur des colères non constructives.»

Le sport qui rapproche

Pour Le combat du siècle, il a choisi de mettre à l’avant-plan les sports qui lui rappellent la relation avec son père. «Mon père avait des héros sportifs. Par ses intérêts, j’ai connu sa vision de la vie. Les sports qu’il aimait dans mon enfance m’ont accompagné dans ma relation avec mon père. Au fond, le sport nous rapproche. Et même dans les moments de silence, on se parle pareil, même si on ne se parle pas.»

Poète et libraire depuis près de vingt ans, M. Picher en a tourné des pages de livres. Il a découvert l’écriture comme moyen d’expression à la fin de son adolescence. C’est durant la vingtaine que la passion pour les mots s’est vraiment développée. Il a commencé à publier de la poésie dans la revue Exit en 1997. Son premier recueil, La Naïveté de vivre, a paru en 2002 aux éditions Le Loup de Gouttière. Aujourd’hui, il participe régulièrement à des lectures.

Un lancement aura lieu à Québec à la librairie Pantoute de la rue St-Jean le vendredi 2 mars. Stéphane Picher participera aussi au salon international du livre de Québec du 11 au 15 avril prochain.

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