Culture
13:42 30 janvier 2018 | mise à jour le: 30 janvier 2018 à 13:42 temps de lecture: 3 minutes

La techno au cœur de l’œuvre

Des fils, du bois, des outils, du métal, des mécanismes technos… Bienvenue dans l’espace créatif de Camille Bernard-Gravel, une artiste multidisciplinaire qui cumule expositions et distinctions. 

L’artiste tenant l’œuvre 23 lignes brisées et une manivelle. Le mouvement des languettes d’aluminium rappellera le mouvement de la houle une fois assemblé.

Photo TC Media – Mona Lechasseur

Depuis la fin de son baccalauréat en Arts visuels à l’Université Laval en 2014, plusieurs portes professionnelles se sont ouvertes, notamment des expositions en individuel et en collectif en Argentine, en France, en Thaïlande, au Mexique et aux États-Unis. L’artiste, très impliquée dans la communauté, a également participé à plusieurs évènements internationaux en collectif tels que Québec Digital Art in New York, la Biennale internationale d’art numérique de Montréal et le Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul.

Démarche et reconnaissances

«Jeune, je passais mon temps à bricoler des sculptures, à dessiner et à assembler des matériaux. Ça me suit encore aujourd’hui!», explique la jeune artiste qui a été l’heureuse récipiendaire de nombreux prix et bourses, entre autres décernés par le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, la mesure Première Ovation, la Fondation René-Richard et Les Offices jeunesse internationaux du Québec.

Sa démarche consiste à mettre en interrelation des phénomènes naturels avec diverses technologies, telles que des notions de mécanique et de cinétique. Ses idées naissent de ses observations dans la nature, qu’elle cherche ensuite à recréer et à mettre en valeur à l’aide de diverses technologies. On trouve donc dans ses œuvres vidéo, sonores et installatives des éléments ou des rappels à la fois naturels et urbains, ce qui transporte l’esprit vers une réalité nouvelle.

«J’utilise des matériaux qui se rapportent aux constructions humaines et à l’environnement urbain pour réinterpréter ces phénomènes que sont la pluie, le vent, la réflexion de l’eau et les sons produits par ces éléments naturels», de dire l’ancienne résidente de l’arrondissement Charlesbourg.

C’est le cas, par exemple, de son œuvre Champ de blé, qui rappelle le son de ces herbes qui ballotent au vent.

Expositions à venir

L’artiste multidisciplinaire présentera quatre œuvres lors de l’exposition Mois Multi qui aura lieu à la Méduse du 2 au 25 février prochain. Une exposition en individuel est également prévue au Centre national d’exposition à Jonquière d’avril à juin. Suivront ensuite des expositions à Kamouraska et à Edmonton en Alberta pour août et septembre 2018.

Voici Samares, l’une des œuvres qui sera exposée dans le corridor du hall d’entrée de Méduse pendant le Mois Multi

Photo gracieuseté Camille Bernard-Gravel

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