Culture
01:25 8 février 2017 | mise à jour le: 8 février 2017 à 01:25 temps de lecture: 3 minutes

Québec racontée lors des années folles de la Nouvelle-France

LITTÉRATURE. Le Vieux-Québec, à l’époque de la bataille des plaines d’Abraham, de la Conquête et de Montcalm, est le théâtre du sixième roman historique de l’auteure et historienne Micheline Lachance. Prenant place au 18e siècle, au moment où Québec n’est pas encore la Vieille-Capitale, on y suit l’histoire de Geneviève de Lanaudière, une femme ayant véritablement vécu dans ce qu’on appelle aujourd’hui le Vieux-Québec.

«Je suis très contente [de la sortie du livre], parce que ça faisait 10 ans que j’avais ça dans la tête. Je me suis promenée à Québec, une ville que j’adore, parce je trouvais ça intéressant de marcher sur les traces des gens qui ont foulé les mêmes rues que nous», indique Micheline Lachance.

Le roman Rue des Remparts raconte l’histoire de Geneviève de Lanaudière, une femme que l’auteure décrit comme ayant été d’une grande beauté et qui a eu un important rôle à l’époque de la bataille des plaines d’Abraham. «Elle était très belle, intelligente et très admirée au 18e siècle. On sait qu’elle a eu six enfants, dont cinq sont morts à la naissance ou peu après. Geneviève a eu un rôle très important, parce qu’elle a eu une liaison amoureuse avec Montcalm», explique l’auteure.

Cette dernière raconte s’être intéressée à une facette peu connue de l’histoire et croit avoir réussi à tirer de nouvelles conclusions. «Je me suis rendu compte qu’à cette époque, tout le monde était convaincu que Catherine de Beaubassin, qui a véritablement été la grande amie de Geneviève, était la maîtresse de Montcalm. En faisant des regroupements avec des écrits de Montcalm, j’ai compris que c’était plutôt Geneviève», considère-t-elle.

Un «nouveau» pan d’histoire

Par le passé, Micheline Lachance s’était particulièrement attardée au 19e siècle, avec sa série sur Julie Papineau. «Le destin m’a amené Julie Papineau et ça a été un bon succès. Je travaillais toujours sur le 19e siècle, mais cette fois-ci, ça se passe au 18e. C’est assez long de se familiariser avec une autre époque. Je veux que les lecteurs se sentent comme à cette époque.»

Avec tout ce temps mis à s’imprégner de l’époque de la Conquête, celle qui a notamment été rédactrice en chef pour le magazine Châtelaine croit qu’elle y restera un bout de temps. «J’ai mis beaucoup de temps à connaître ce pan d’histoire. Je vais peut-être rester à cette époque.»

Mme Lachance affirme croire aux bons côtés des romans historiques. «Le mérite des romans historiques, c’est que ça donne le goût aux gens de s’intéresser à l’histoire, sans lire de lourds essais sur la Conquête», conclut-elle.

Rue des Remparts est disponible en librairie depuis le 1er février. Il sera possible de rencontrer Micheline Lachance au prochain Salon du livre de Québec, du 5 au 9 avril.

TC Media

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