Culture
21:13 22 avril 2017 | mise à jour le: 22 avril 2017 à 21:13 temps de lecture: 3 minutes

Uapukuniss: un conte autochtone qui fait du bien

LITTÉRATURE JEUNESSE. Geneviève Beaudoin en avait assez des préjugés entourant les Premières nations. Avec l’aide de sa jeune amie, Gaëlle Jourdain, elles ont publié un conte jeunesse pour raconter le plus beau de la culture autochtone.

: Gaëlle Jourdain et Geneviève Beaudoin

(Photo TC Media – Prisca Benoit)

Uapukuniss signifie «petite fleur» en langue innue. C’est également le titre du projet de Geneviève Beaudoin, qui travaille depuis plus de sept ans avec la maison communautaire Missinak. Au même moment, elle faisait partie de la Table des partenaires 0-5 ans du territoire La Source à Charlesbourg. «Il existe des fonds pour des petits projets qui vont favoriser les bons liens familiaux», explique-t-elle.

Selon elle, il existe toujours beaucoup de méconnaissance chez les non autochtones. «On est dans une ère de réconciliation, de parler beaucoup de peuples, croit-elle. J’ai proposé l’idée qu’on fasse un conte pour montrer toutes les belles valeurs autochtones.»

Le livre raconte l’histoire d’Uapukuniss, une jeune fille autochtone qui demande à sa grand-mère de lui raconter ses origines. Celle-ci s’exécute et lui raconte tout le savoir que ses ancêtres ont accumulé depuis des millénaires. On y parle de l’union entre l’homme, la terre et les animaux, le respect de l’environnement et de l’importance de protéger les plus petits que soi.

Le dessin rejoint la plume

C’est lors d’une activité commune que Geneviève Beaudoin et son illustratrice, Gaëlle Jourdain, ont fait connaissance. Impressionnée par le coup de crayon de la jeune fille de 12 ans, l’auteure lui a demandé de travailler avec elle sur le conte. «Il fallait absolument mettre des mots sur ses dessins», croit-elle. Après avoir bâti l’histoire, les deux créatrices se sont assises ensemble pour élaborer les illustrations.

Plusieurs copies du livre ont été envoyées dans différentes régions canadiennes. «J’en ai envoyé à Vancouver, à Calgary, j’ai même une version qui est rendue au Yukon. Moi ce que je veux, c’est que le livre voyage et que le plus possible de gens le lisent.» Petit à petit, elle aimerait en envoyer également dans les commissions scolaires pour mieux représenter les Premières nations dans le cursus scolaire.

«C’est un petit projet comme ça, tout simple, qui peut commencer à ouvrir un dialogue pour se dire que ça serait le temps qu’on discute et qu’on se comprenne. C’est ça l’objectif du livre», conclut l’auteure.

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