Culture
15:39 5 avril 2017 | mise à jour le: 5 avril 2017 à 15:39 temps de lecture: 4 minutes

Les échos de Vimy: 100 ans de mémoire au musée Royal 22e Régiment

EXPOSITION. La bataille de Vimy qu’ont menée les soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale a été marquante pour l’image du pays à l’étranger. Le musée Royal 22e Régiment a tenu à souligner la contribution des troupes du pays dans sa nouvelle exposition.

La croix commémorant les soldats de la 2e division qui ont combattu lors de la bataille de Vimy est toujours érigée à la Citadelle de Québec.

(Photo TC Media – Prisca Benoit)

Avril 1917: le Canada est encore un tout nouveau pays pour l’étranger. À peine 50 ans se sont écoulés depuis la constitution de la Confédération canadienne en 1867. Du 9 au 12 avril 1917, les troupes canadiennes combattent pour la première fois ensemble pour reprendre la crête de Vimy des mains des Allemands. Le Canada en sort vainqueur, marquant du même coup l’histoire du pays.

Comme l’ensemble des musées militaires du pays, le musée Royal 22e Régiment fait son devoir de mémoire en inaugurant son exposition temporaire Les échos de Vimy présentée jusqu’au 18 mars 2018. «On souhaitait donner une vision à la fois réaliste de la bataille de Vimy, mais qui contextualise», explique le directeur et conservateur du musée Royal 22e Régiment, Dany Hamel. Le musée voulait une approche objective de la bataille. «On a trouvé des points communs dans toutes les interprétations de la bataille de Vimy dans l’innovation et la préparation», renchérit-il.

«C’est le rassemblement pour la première fois de la majorité des troupes canadiennes au même moment sous un commandement canadien», raconte M. Hamel. Jumelée à la performance du plan et des troupes sur le terrain, la bataille a moussé la renommée de l’armée canadienne à l’étranger. «À ce moment-là, quand les troupes ennemies voyaient le drapeau canadien sur l’organisation de la bataille, ils se doutaient que le gros de l’attaque allait venir de là, parce que les Canadiens ont été reconnus comme des troupes de choc», poursuit le commandant du 2e bataillon du Royal 22e Régiment et de la Citadelle, Philippe Bourque.

L’armée canadienne s’était préparée plusieurs mois à l’avance pour cette bataille. Des photos aériennes avaient été prises par avion et ballons dirigeables pour documenter le terrain, raconte M. Hamel. On avait également distribué des cartes à grande échelle chez les soldats, ce qui avait contribué au bon moral des troupes qui se sentaient prêtes, comme l’a expliqué le commandant Philippe Bourque. La bataille avait même été répétée par les soldats auparavant.

Les Canadiens-français bien présents

Le 22e bataillon a lui aussi eu son rôle à jouer lors de la bataille de Vimy. Les Canadiens-français ont été appelés à réaliser le nettoyage. Lorsque les soldats avaient contourné les nids de résistance qu’ils rencontraient, c’était aux Canadiens-français à s’assurer de dégager complètement des ennemis des lignes de tranchées. «En franco-canadien, on dirait que c’était de la job sale», résume le colonel Bourque.

Encore aujourd’hui à la Citadelle de Québec, on peut observer la croix commémorative de la 2e division qui s’était battue à Vimy. En 1920, la Ville de Québec demande à ce que le 22e bataillon soit maintenu dans la cité, à la Citadelle de Québec. Trois ans plus tard, on leur a confié la croix de la 2e division qui avait été élevée en 1917 au cratère de Litchfield après la bataille. Le musée possède toujours des morceaux de la croix originale. Celle qui est érigée aujourd’hui est une reproduction exacte qu’on a préféré garder en bois de la croix originale.

TC Media

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