Culture
00:30 7 juin 2016 | mise à jour le: 7 juin 2016 à 00:30 temps de lecture: 3 minutes

Cinq chandelles pour Ni Vu Ni Cornu

ARTS VISUELS. Après cinq ans de travail acharné, Annie Lévesque de chez Ni Vu Ni Cornu peut dire qu’elle a réussi son défi: faire vivre une galerie d’art contemporain à Sainte-Anne-de-Beaupré.

Désormais bien implanté dans le milieu, Annie Lévesque sent que la pression s’amoindrit au tournant de ce cinquième anniversaire. «C’est comme un enfant que tu envoies à l’école primaire, image-t-elle, sourire aux lèvres. À 5 ans, il devient plus autonome.» La galeriste a tenu une grande fête le 27 mai dernier pour souligner l’événement. Pas moins de 250 convives se sont présentés à l’événement, dont de nombreux collaborateurs de longue date de la galerie.

Les cinq dernières années n’ont pas été sans effort. Installée à Sainte-Anne-de-Beaupré, lieu d’un fort patrimoine religieux, Ni Vu Ni Cornu est venue, aux dires d’Annie Lévesque, compléter l’offre culturelle déjà foisonnante sur les lieux. «La basilique, le cyclorama, le musée Edison, ce sont tous des lieux culturels majeurs qui sont venus bâtir l’identité de la galerie», selon la femme d’affaires.

Le Regroupement des intervenants culturels de la Côte-de-Beaupré a été le point culminant de la galerie en termes de cohésion avec le milieu. «On a besoin d’un milieu culturel fort, croit la galeriste. Le regroupement aide à notre rayonnement, mais ça nous prend aussi du sang neuf.»

Plus encore que le lien avec les artistes et les intervenants, c’est le lien avec les visiteurs qui contribue à la démocratisation de l’art, selon l’artiste peintre. «Les gens qui viennent nous voir, ils deviennent ensuite nos porte-parole, assure Annie Lévesque. J’ai des gens qui viennent nous visiter chaque matin, ils font leur tour, ils viennent jaser. Un homme m’a raconté ne s’être jamais intéressé à l’art visuel avant d’entrer ici et de commencer à regarder ce qui se trouvait dans la galerie.»

Toujours en développement

Le travail est loin d’être terminé pour la femme d’affaires. Après avoir ouvert la galerie et être devenue propriétaire de la bâtisse, Annie Lévesque souhaite se lancer dans les ateliers de développement pour artiste. «Je compte mettre l’accent sur ça cette année, affirme-t-elle. On sent que c’est beaucoup en demande. Comme j’ai une grande bâtisse avec plusieurs paliers, on va développer un étage à la fois.» Le premier atelier commence dès juin, avec la peintre Sophie Ouellet qui vient animer une classe intitulée «De la figuration vers l’abstraction», accessible aussi bien pour les débutants que les intermédiaires.

L’étape ultime du développement de la galerie commence petit à petit à germer, à savoir le rayonnement de celle-ci à l’international. «On a déjà quelques outils, comme l’achat de toile à même le site web, explique la femme aux multiples chapeaux. On a la chance d’être dans une destination que des touristes du monde entier viennent visiter.» Les pop-up galerie et la participation à des colloques internationaux d’art contemporain sont toujours dans la mire de la galeriste.

Québec Hebdo

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