Culture
14:30 4 décembre 2012 | mise à jour le: 4 décembre 2012 à 14:30 temps de lecture: 2 minutes

Cuivres d’art Albert Gilles : une affaire de famille

Albert Gilles a eu sept enfants, mais son premier a été la boutique et le musée qui porte son nom. M. Gilles a su transmettre sa passion, de sorte que cet art vit à Château-Richer depuis 1950.

Dans le cadre de la série «On s’invite, on se visite», organisée par l’Association des femmes entrepreneures de Québec, le public était invité mercredi dernier à visiter Cuivres d’art Albert Gilles et rencontrer les filles de M. Gilles, qui aujourd’hui s’occupent de l’entreprise. Les visiteurs ont même eu droit à un atelier de repoussé pour les initier à cet art.

Cet endroit reçoit à chaque année au-delà de 100 000 visiteurs, principalement de l’extérieur. Il s’agit d’un arrêt naturel pour les visiteurs qui sont allés admirer la Basilique puisque que le cuivre d’art que l’on retrouve dans l’édifice religieux provient de Château-Richer. Plusieurs églises au Québec et même à Los Angeles ont été décorées avec les œuvres d’Albert Gilles. Aujourd’hui, l’entreprise reçoit moins de demandes pour des églises, mais davantage pour des cadeaux corporatifs ou pour décorer des halls d’hôtels par exemple.

Pour apprendre cet art, il est nécessaire de vouloir y mettre du temps. «Il faut que ce soit une passion», explique Palmyre Gilles, responsable des relations publiques.

Repoussé

Alors que l’on retrouve dans des pays comme la Tunisie et le Maroc davantage de cuivres faits au martelage, les artistes de l’entreprise de Château-Richer se spécialisent dans le repoussé. Cette technique permet de modeler des visages et des traits fins, contrairement au martelage, une technique utilisée surtout pour faire des motifs, que ce soit sur des vases ou des casseroles.

Une chose est certaine, créer l’original d’un cuivre d’art peut prendre du temps, environ trois mois à temps partiel, estime Palmyre Gilles. Et attention, l’original doit être parfait, le moindre défaut étant visible sur les reproductions.

L’école Boulle, à Paris, enseigne cet art, mais les perspectives d’emplois sont limitées pour les finissants. Malheureusement, les artistes doivent faire face à la concurrence du «made in China». Malgré tout, l’amour de ce matériau reste intact chez les Gilles. «Je trouve cela beau, unique. J’aime la chaleur du cuivre», souligne Palmyre Gilles.

L’Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

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