Culture
22:13 22 octobre 2015 | mise à jour le: 22 octobre 2015 à 22:13 temps de lecture: 4 minutes

Imparfait, Alexandre Barrette?

HUMOUR. Alexandre Barrette est peut-être un grand indécis, comme il le dit lui-même, mais en humour, il fonce tête baissée. Ne vient-il pas sitôt de raconter sa dernière blague que, déjà, il annonce son retour sur la scène avec «Imparfait…». Fidèle à ses origines, c’est à la salle Albert-Rousseau qu’il donnera le coup d’envoi de ce deuxième spectacle qui prête voix aux travers et aux failles de la vie.

On a beau vendre 100 000 billets lors d’une première tournée, on n’est pas pour autant à l’abri du doute. Alexandre Barrette y voit l’un de ses plus grands défauts, de ceux qui s’accrochent à sa jeune trentaine. «L’indécision, ce n’est pas quelque chose de moi que j’ai accepté, je tente de le changer – avec peu de succès», avoue-t-il en entrevue.

Mais dans l’intervalle, il y aura trouvé matière à faire rire son public. En amitié, avec sa famille, dans sa carrière, dans son quotidien, son incapacité à prendre des décisions lui fait vivre des situations embarrassantes – une mine d’or pour l’humoriste qui signe seul tous ses numéros. «Les choses de ma vie qui vont bien, ce n’est pas vraiment drôle d’en parler. Pour le bénéfice du spectacle, c’est plus drôle de parler de toutes les failles que je peux avoir», dit celui qui aime s’amuser à ses propres dépens.

Pour autant, ce n’est pas lui l’imparfait du titre, c’est la vie. Pour son nouvel opus, Alexandre Barrette part du constat «qu’il n’y a aucune situation parfaite dans la vie». Comme sa génération, il aura «toujours l’impression de manquer quelque chose ailleurs», mais à l’aube de la mi-trentaine, il apprend à contrôler son envie d’aller voir ailleurs s’il y est. «Je suis plus zen», remarque, sans se prendre au sérieux, l’humoriste originaire de Charlesbourg.

Zen… mais pas trop

Est-il aussi zen à l’idée de revenir avec un spectacle qui hérite des attentes du premier? Comme pour donner preuve de sa nature d’indécis, Alexandre Barrette navigue entre deux sentiments: rassuré par les commentaires favorables et positifs des gens qui suivent sa carrière, sur la scène comme à la télévision, mais aussi préoccupé par la possibilité de décevoir.

«Pour moi, ce serait un gros échec que mon deuxième show soit moins bon que le premier. C’est le commentaire qui me fait le plus peur. […] Je veux que le deuxième show soit meilleur que le premier, clairement.»

Pour quelqu’un qui ne sait pas sur quel pied danser, Alexandre Barrette fait montre d’un certain aplomb quand il s’agit d’humour. Certes, il y a quelque chose de paradoxal dans cette personnalité indécise qui fait le choix, au début des années 2000, de se lancer dans une carrière aussi précaire que celle d’humoriste. Un coup de tête, admettra-t-il, mais assumé dès le début. «Ça fait partie des décisions ultra payantes que j’ai prises dans ma vie», conclut l’artiste qui, d’ailleurs, vient de remporter un Gémeau pour meilleure animation de jeu (Taxi payant).

Les publics d’Alexandre Barrette

À la télévision (V télé)

Aux commandes de Taxi payant et d’Atomes crochus depuis sept ans

Sur Facebook

Sur son compte officiel, il publie un ou deux textes exclusifs par semaine. «Je m’investis autant que quand j’écris un numéro d’humour.»

Alexandre Barrette sera en spectacle les 25 et 26 janvier à la salle Albert-Rousseau. Pour plus d’info: www.alexandrebarrette.com.

Notre dernière entrevue avec l’humoriste : Dernier tour de piste pour Alexandre Barrette… et personne d’autre!

 

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