Culture
20:00 4 juillet 2013 | mise à jour le: 4 juillet 2013 à 20:00 temps de lecture: 2 minutes

Sur la route du patrimoine : les caveaux à légumes

Dans le cadre de la chronique Sur la route du patrimoine, L’Autre Voix vous fait découvrir des éléments du patrimoine que l’on peut admirer sur la Côte-de-Beaupré et l’Île d’Orléans.

Qu’ils soient à voûte ou à pignon, les caveaux à légumes font partie intégrante du paysage patrimonial de l’Avenue Royale, tout au long de la Côte-de-Beaupré. Situées près des maisons ancestrales, la plupart de ces constructions de maçonnerie datent du début du 19e siècle, certains même datent de près de 300 ans.

Bien qu’on retrouve des caveaux à légumes un peu partout, il est important de noter l’architecture typique singulière et leur nombre condensé sur la Côte-de-Beaupré. Cette concentration est certainement due au long coteau qui facilite la construction du caveau en creusant directement dans la montagne, permettant une meilleure conservation des légumes en assurant une isolation pour contrer la chaleur en été et le gel en hiver.

Ces petites constructions des premiers colons ont probablement trouvé leur inspiration auprès des autochtones (qui enfouissaient le maïs dans la terre pour éviter le gel), en creusant sous leurs habitations pour y entreposer leurs récoltes. Manquant d’espace, ils auraient décidé d’aménager un endroit, facile d’accès, à proximité de leur maison.

Avec des murs de pierres très épais, un plancher de terre battue, une isolation de paille ou de foin et une petite porte, voilà des éléments qui assuraient le maintien d’une température adéquate pour l’entreposage des légumes. La superficie des caveaux était certainement adaptée en fonction des besoins de chaque famille.

De rares caveaux de la Côte-de-Beaupré (dont celui de Monsieur Léo Côté – voir photo) sont encore utilisés pour la conservation des légumes tout au long de l’hiver. Pour en conserver toute leur fraîcheur, il importe de bien laisser sécher les légumes et, pour les carottes par exemple, de les entreposer en alternant avec une couche de sable très sec.

Sources : Société du patrimoine et de l’histoire de la Côte-de-Beaupré et de l’Île d’Orléans, Monsieur Léo Côté.

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