Culture
17:00 20 novembre 2013 | mise à jour le: 20 novembre 2013 à 17:00 temps de lecture: 3 minutes

Les émotions des premières rencontres

Lors des premières rencontres, les gens présentent en général seulement ce qu’ils veulent bien montrer d’eux-mêmes. Inspirée par un voyage au Pérou, l’artiste en arts visuels Véronique Martel a cherché à faire revivre les émotions vécues pendant les premiers moments avec de nouvelles personnes dans sa première exposition individuelle, Éloge d’une première rencontre.

Présenté chez Ni Vu Ni Cornu atelier et galerie, à Sainte-Anne-de-Beaupré, ce projet est né de découvertes réalisées au Pérou par l’artiste native de Boischatel. Elle a été fascinée par l’environnement architectural de l’endroit, où on peut voir par exemple des barrières forgées à l’ancienne et de hautes façades, autant d’éléments qui contribuent à dissimuler la vie des gens dans leurs résidences.

Autre élément ayant marqué Mme Martel, la forte présence de vaches, que ce soit dans les villes ou en milieu rural. Pour une «fille de ville», la présence imposante de ces bêtes statiques a constitué une rencontre plutôt étrange.

Les œuvres exposées, faites en céramique, sont en quelque sorte un mélange de ces éléments. Elle a confectionné des vaches en s’inspirant de l’environnement architectural péruvien. Des vaches à travers lesquelles il est possible de voir, mais pas complètement, à l’image de ce qui se produit lors des premières rencontres. «Quand on rencontre quelqu’un pour la première fois, on filtre volontairement. Ce sont des rencontres esthétiques lors desquelles on montre ce que l’on veut bien», souligne la propriétaire de Poteries d’Artel. Elle a utilisé la pastel, offrant, comme au Pérou, des couleurs invitantes, mais qui là-bas, servaient à colorer des façades hermétiques.

Faire tomber les barrières

La résidente de Limoilou a également été inspirée par un parc à chiens, où elle a pu observer des rencontres bien différentes. «Les propriétaires font plutôt preuve de retenu les uns envers les autres alors que leurs chiens se sentent le derrière», dit-elle en riant. Elle a donc intégré dans son exposition des laisses à «vaches» sur un mur de la galerie pour inviter les visiteurs à y accrocher symboliquement leurs barrières. «Au lieu d’être les chiens, ce seront les vaches qui serviront de prétexte aux rencontres et à la conversation», explique l’artiste.

Il est possible de s’asseoir sur trois des six œuvres majeures de cette exposition, qui prendra fin le 1er décembre. Le public peut visiter du jeudi au dimanche entre 11h et 17h. L’exposition prend fin le 1er décembre.

L’Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

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