Culture
14:53 6 mars 2018 | mise à jour le: 6 mars 2018 à 14:53 Temps de lecture: 2 minutes

Neka veut nous réconcilier avec nos origines

Rendant hommage aux Premières Nations et, en particulier, aux femmes, Neka («maman» en langue innue) relate une histoire tout en nuances. Ce roman d’Alain Olivier invite le lecteur à se réconcilier avec une part trop longtemps occultée de nous-mêmes.

Neka est un roman de la collection «Réverbération» 2018. Il compte 140 pages et est vendu 23$.

Photo gracieuseté – Marc Robitaille

Lointain descendant des premiers Européens ayant conquis le Nouveau Monde, François remonte le cours du temps jusqu’au début de la colonie. Ce faisant, il prend conscience de l’importance de la présence autochtone, ainsi que de l’apport de nombreuses femmes issues des Premières Nations.

«Un jour, ils virent approcher de grands voiliers. Des hommes en descendirent et vinrent à leur rencontre. Ils avaient des noms européens que l’on entend partout aujourd’hui. Les gens qui les accueillirent s’appelaient quant à eux… comment, déjà? François ne parvient pas à s’en rappeler. Comme si un homme pouvait oublier jusqu’au nom de sa propre mère! C’est pourtant ce qui lui arrive. Il ne sait pas qui était sa mère. Voilà ce qu’il doit confier à son fils.»

C’est là le cœur de la trame narrative du roman d’Alain Olivier, professeur à l’Université Laval où il est titulaire de la Chaire en développement international et directeur du Groupe interdisciplinaire de recherche en agroforesterie. En découvrant le destin de ces femmes fortes et généreuses, que l’histoire s’est pourtant empressée d’oublier, François en vient peu à peu à se retrouver lui-même. Reste à savoir s’il pourra transmettre à son fils un héritage qui ne soit marqué ni par la honte ni par le déni.

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *